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31/10/2005

Quand Bush parle

Parce qu'il est exceptionnel et que jamais l'Amérique n'a connu de tels discours.


Une minute de silence, merci.

 

La vidéo tordante, c'est ici.

 

28/10/2005

Cadeau, mon angoisse

Bons sentiments, meilleurs voeux et euros bêtement dépensés... Avez-vous remarqué à quel point on redoute certains cadeaux ?
En ce qui me concerne, je vois toujours arriver les fêtes de Noël et les (mes) anniversaires avec angoisse. Comment, mais comment faire croire à celui qui vous offre la toute dernière pièce qui ornera votre Palais des Horreurs personnel que son cadeau est, heu, vraiment gentil, très sympa, trop adorable. Mais certainement pas à votre goût ni même présentable. Bwèèèh ! En un mot : à jeter.
Je me souviens même de jours où je me suis mise en colère contre des gens qui m'avaient offert des trucs carrément humiliants. Les plus proches sont toujours les plus pires. Je pardonne néanmoins d'emblée à mes grands-parents, spécialement à ma grand-mère, qui a tendance à zapper toutes les fêtes et, quand elle s'en souvient, a l'excuse du grand âge pour se tromper dans les goûts des djeuns ?

Je me souviens avec émotion de l'anniversaire de mes 15 ans. Je dessinais alors souvent, j'adorais ça. Du coup, voulant bien faire, elle vise pile le truc que j'aime et m'offre deux cahiers de pages blanches accompagnés d'un exemplaire de... "Martine petit rat de l'opéra". Mais siii, vous savez, Martine, la star des enfants des années 1960, et son fidèle chien Patapouf... Explication de ma grand-mère : "Comme les dessins sont beaux, tu pourras les recopier". Trop cool. Merci Mamie, 'fallait pas, trop gentil. Ma mère était morte de rire. Ceci dit, l'histoire est tellement touchante que je ne peux en conserver un mauvais souvenir. Au contraire, cette histoire m'est assez précieuse.


En revanche, j'ai beaucoup moins rigolé la fois où ma mère s'est chargée de m'inculquer, par cadeau interposé, un certains nombre de savoirs dont je me serais bien passée. Je ne sais ce qui lui est passé par la tête ce jour là, mais de rage, je lui ai presque envoyé son cadeau à la figure. Je m'explique. C'était à Noël, je devais avoir entre 18 et 20 ans. Pas moins, je le jure ! En déballant mon cadeau, j'ai cru à une blague, une erreur, un message subliminal pas très clair. Toujours est-il que je n'ai su comment réagir en découvrant le titre du livre qu'elle venait de m'offrir (de la part d'une de mes tantes, en plus) : "Apprendre à coudre (à partir de 8 ans)". Sic.
Avouez que personne, ici, jamais, au grand jamais, n'a reçu cadeau plus humiliant. J'ai fait une tête de circonstance - en l'occurrence, "c'est-quoi-ce-truc ?" et n'ai même pas cherché à cacher mon irritation. Je suis allée lui demander ce que ça voulait dire.
- "Ah ben, c'est pour que tu apprennes à coudre."
Nooon ?! Sans rire !?
- "A partir de 8 ans, Maman, tu n'as pas l'impression qu'il y a un problème ?"
- Justement : c'est "à partir de", pas "jusqu'à".
Cette réponse m'a laissée sans voix. J'ai laissé tomber, elle était sûre de son bon droit. Mais j'ai exprimer tout mon mécontentement librement - encore heureux que ce ne soit pas quelqu'un d'autre qui m'ait offert un truc pareil. (A la réflexion, personne d'autre n'aurait eu une idée aussi tordue).
J'ai conservé le livre quelques temps, à titre de pièce à conviction, et je le brandissais sous le nez d'amis hilares.

Conclusion : quand vraiment vous ne savez pas quoi offrir, abstenez vous. Mieux vaut être vexé qu'humilié. La vérité !

24/10/2005

Les pires plans drague

Celle-là, c'est une note civique pour le bien de l'Humanité en général et des femmes en particulier.
A ceux qui m'opposeront que c'est toujours les hommes qui draguent, qui doivent faire le premier pas et que c'est vraiment pas juste et trop difficile, je dis que oui, d'accord, mais bon. C'est pas une raison pour transformer la soirée séduction que vous proposez à une fille en lourd plan loose. Passe que, croyez-en ma longue mon expérience, il n'y a rien de pire qu'un type qui veut arriver à "ses fins" (jolie périphrase) et qui croit que tous les chemins y mènent. Surtout si il a un melon gros comme ça et que des potes bien intentionnés lui ont filé des tuyaux de derrière les fagots et qui feraient mieux d'y rester.
Quelques exemples pour expliciter ma pensée :

- Le mec qui se la joue "art de vivre" :
Il prend un air pénétré, pose un coude sur la table, le bras pendant dans le vide et, de l'autre, se tient le menton façon Penseur de Rodin. En général, c'est le pire des signes : il est sûr de lui, très sûr - ou veut en donner l'apparence. Ce mec, là, en face, va vous expliquer la vie. C'est parti pour la soirée "ch'te donne une leçon, petite". J'en ai, de mémoire, deux à vous raconter. Il y a eu l'alcoolique, qui m'a expliqué, l'air hyper pénétré, donc, que le vin, c'était son "éducation". Lui se la jouait oenologue-gastronome-breton. Et, dans la foulée, visiblement très inspiré, il m'explique que, dans la vie, des femmes, il en a eu et qu'il ne peut pas jurer de ce qui se passera demain mais que pour l'instant, des "femmes de vie" (sic), il n'avait jamais besoin d'y avoir recours. Un plan drague comme ça, croyez-moi, j'en ai rarement eu. C'est Collector.
L'autre "Art de vivre" auquel j'ai eu droit, c'est le type qui veut impressionner avec un haut degré d'exigences sur tout un tas de trucs. En l'occurrence, là encore, l'alcool (un signe ?). Et de demander sans tiquer au serveur d'un petit resto du Quartier latin largement fréquenté par des étudiants désargentés si ils font eux-mêmes leur Martini. Sous-entendu : "Tu vois, petite, le Martini n'est pas qu'une boisson en bouteille. Le Martini, le vrai, est une boisson faite maison." Mouais. Plus depuis quelques décennies, mais si ça lui fait plaisir...

- Le mec qui rigole :
Aïe, aïe, aïe ! Enfin, surtout si il rigole tout seul. Hélas, ça arrive. Trop souvent. Un conseil vital, Messieurs : ne rigolez pas à vos propres blagues si vous constatez que ça n'amuse que vous. Mieux : rattrappez-vous en expliquant que c'est un crétin qui vous a raconté ça et que ça le faisait rire, lui, mais pas vous et que si vous avez raconté cette histoire à la demoiselle qui vous accompagne, c'est pour voir si elle comprenait mieux que vous. Voilà une sortie honorable pour une blague vaseuse. Là encore, petit souvenir. Je me suis trouvée dans la situation de la fille qui rigole du mec qui raconte une blague parce que le rire est ridicule, la blague pathétique et que la situation n'est pas super agréable. Bref, le type avait une voix de fausset (rédhibitoire, archi-rédhibitoire), des blagues euh... incomparables et le rire aussi ridicule que le reste. J'étais gênée de rire de lui, mais à tout prendre, mieux valait que je rie (un peu jaune) plutôt que me taise. C'aurait été trop gênant. J'espère juste qu'il n'a pas compris la véritable raison de mon hilarité.

- Le mec qui parle cul :
Et qui se croit irrésistible. J'ai déjà subit le mec qui vous regarde dans les seins, j'ai dit les seins tout un dîner. Qui se lève même, l'air d'aller chercher quelque chose en cuisine, mais qui z'yeute deux fois plus... En fait, il vient de changer de point de vue pour voir si la plongée vaut la contre-plongée. Vous êtes déjà allé au zoo ? Eh bien là, c'est pareil. Je me faisais un peu l'effet de la bête de foire qu'on vient regarder sans pudeur. Le mec se trouvait trèèès drôle, trèèès fin. Il était juste trèèès lourd. Le bout de viande qu'il va se serrer dans un coin n'était sans doute pas un rôle à ma hauteur. Peut-être aussi ai-je eu une pensée émue pour la pauvre nana qui lui servait de copine (qui l'attendait sagement chez eux) et leur jeune héritier, né quelques semaines auparavant. Du coup, je n'ai pas accepté la traversée de la Méditerranée à la voile qu'il me proposait et dont il me vantait : "toi, je sens que tu aimes ça". "Ca" quoi ? J'ai préféré ne pas en savoir plus long. Une question me turlupine tout de même : a-t-il compris la raison de mon refus ? Rien n'est moins sûr.

- Le mec taciturne :
Je ne sais pas si c'est le pire, mais c'est une soirée dont on se souviendra longtemps, longtemps... Aussi longtemps qu'elle a duré : c'est-à-dire une éternité. Le type qui au restaurant mange (!) et au cinéma dort n'est pas celui qui au lit remporte le morceau. Certes, on va au restaurant pour se nourrir, mais enfin, pas seulement ! Souvent, si on y va accompagné, c'est (aussi) pour discuter. Pas pour tout le monde, visiblement.
Ceci dit, il y a parfois le cas de la conversation qui tourne court. Ou du plan foireux qui s'annonce, si on préfère. Alors, messieurs, si vous en venez à parler musique ou cinéma moins de 10 mn après le début de la soirée, c'est qu'aucun sujet de conversation ne décolle et ça, c'est mauvais signe. Au nom de tous ceux et celles qui ont subi ça, je vous demande de préparer 4, non 5, sujets de conversation valables pour faire semblant de vous intéresser à la personne en face de vous. Et si elle non plus n'a pas de conversation, inutile de traîner : achevez vite et bien cette soirée si mal commencée en raccompagnant votre ami(e) rapidement chez lui/elle. Seul(e).

Et si vous avez d'autres expériences à faire partager, allez-y de bon coeur.

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