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29/12/2005

La vérité sur les filles

Chers lecteurs masculins,

J'ai une révélation à vous faire. Je voudrais vous dire ce qui se cache derrière toute fille avec qui vous sortez.
L'autre jour, un ami me disait : "Maryvonne, je l'ai quittée parce que je voyais qu'elle se voyait mariée avec moi, avec des enfants, appartement sympa et résidence secondaire. Mais sinon, il n'y avait aucune raison."
Ah.
Bon...
Et là, je lui ai expliqué ce que m'apprète à vous révéler. Messieurs, toutes les filles avec qui vous sortez, êtes sortis, sortirez, toutes, sans exception, de la délurée à la célibataire forcenée, en passant par celle qui veut conserver son indépendance, celle qui ne veut pas d'enfant, celle qui trouve le mariage ringard, celle qui etc. : toutes donc, font une chose horrible à peine sont-elles au resto avec vous. Elles... accolent votre nom à leur prénom.

Juste comme ça, pour voir ce que ça fait. Non, non, non, elles ne pensent pas au mariage, ni au PACS ni à un ciné tous les deux. Elles veulent juste essayer d'entendre la sonorité. "Maryvonne Machin, ah ouais, c'est bien !", "Jeannine Duss avec un D comme Duss : c'est vraiment chouette." "Tu trouves pas que ça va bien ensemble Mireille du Guidon de la Bicyclette ?"
Non qu'elles se voient vraiment prendre votre nom, que votre patronyme soit hyper tendance et la bague au doigt leur objectif : c'est juste culturel. On est élévées, nous les filles, à nous caser. A faire des petits et tenir propre notre caverne. Donc, par réflexe, acquis très tôt dans l'enfance, on teste la compatibilité prénom / nom.
Eventuellement, on va jusqu'à s'imaginer partageant un appartement et des moments complices. Mais pas toujours en rose et blanc. Parfois, c'est pour se dire "Ah, celui-là, c'est sûr : c'est-pas-possible !" ou "C'est dommage que je n'en ai rien à faire de Gérard, parce Loana de France, ça en jette !"

C'est donc juste, je vous le disais, pour vérifier. Et ça, ça semble vous faire un peu peur. C'est comme dire qu'on veut un enfant : qui a dit qu'on le voulait de vous ? N'empêche que vous avez flippé...
Mais c'est un autre débat et je voulais seulement, par cette note, à la fois rassurer et éclairer la gente masculine sur nos pratiques bizarroïdes, à nous les femmes. Voilà qui est fait.

28/12/2005

Refaire son CV

Quête du Jôôb oblige, j'ai revu et corrigé mon CV.
Enfin "j'ai revu", c'est pas tout à fait vrai. "Je suis en train de revoir mon CV depuis quinze jours" est une expression plus proche de la réalité !

Chaque jour où je m'attelle à la tâche, je me rends compte ô! combien, elle est plus ardue que je ne l'avais d'abord pensé. Il s'agit d'une activité hautement stratégique et qui demande la minutie la plus attentive. Mais à force de zyeuter mon écran pour voir si la modification (fond ou forme) que je viens d'effectuer me rapproche d'un poste ou m'en éloigne, je ne vois plus rien. J'ai donc demandé leur aide à quelques amis et proches relations professionnelles. Peut-être aurais-je dû m'abstenir... Car chacun y va de son avis, de son commentaire, de son expérience. Et considère mon CV en fonction de ses goûts et couleurs -dont chacun sait bien qu'il ne faut pas discuter !

Du coup, j'ai droit à tout et son contraire. Et je n'en suis guère plus avancée...
- Pourquoi tu as mis du bleu ?
- A ta place, je mettrais des puces.
- Retire les liens vers tes articles, c'est bof.
- Tu devrais développer un peu tes expériences.
- A ta place, je mettrais des tirets à la place des puces.
- Tiens, toi tu dis "Autres informations" ? Moi, je mets "Divers".
- A ta place, je ne mettrais ni puce, ni tirets : je ferais une phrase.
- Je pense que tu détailles trop tes expériences.
- Je mettrais les langues dans "autres informations"
- Tu mets tes langues dans la rubrique "Divers" ?! Mais il faut mettre ça dans "Formation" !
- Pourquoi as-tu fait un classement thématique ? C'est pas mieux de façon chronologique ?
- Tu devrais mettre des liens vers tes articles...
- T'as fait tout ça ? Mouais [ton dubitatif, NDLR]...
- Bon, tu vas pas mettre que tu as été rédactrice en chef, vu que tu n'as fait que la remplacer. Bon, bon, si tu y tiens...

22/12/2005

Noël et ses questions

C'est Noël et comme tous les ans, c'est l'horreur.
Certes, il y a ces interminables repas en famille autour de plats atrocement lourds et bons. Chaque année, le défi, c'est de perdre trois kilos avant les fêtes et de recommencer après. Parce que 6 kg d'un coup, c'est vraiment trop déprimant. Il y a les oncles et cousins qu'on se serait bien passé de revoir, les remarques agréables que vous dispense le doyen de la famille ("t'es pas encore mariée, à ton âge ?!" ou "tu as encore grossi, toi"), les fringues de fête qu'on n'ose pas ne pas mettre mais qui sont aussi discrètes que les guirlandes du sapin...

Mais il y a pire. Bien pire. Trouver un cadeau pour un homme.
Chaque année, c'est la même chose. Je me jure de trouver un truc o-ri-gi-nal, qui sorte du sempiternel duo cravate-livre. Chaque année, je remets les choix originaux à l'an prochain. Et cette fois encore, mon père va écoper d'une énième cravate. Alors que la cravate, c'est fait pour aller au boulot et que le boulot n'ayant pas grand chose de festif, je ne comprends pas qu'on se fasse offrir un accessoire de travail à une fête. Passons... En fait, j'alterne d'une année sur l'autre : livre / cravate / livre / cravate : livre / DVD (une année spéciale) / cravate / livre / etc. Et j'implore un homme de me donner une idée valable pour faire un cadeau sympa ET original à ceux qui m'entourent.

Dans ces moments, je bénis le ciel de m'avoir faite femme. Parce que, certes, il y a les enfants qui déforment le corps, l'incompréhension totale devant la complexité de l'homme, les douleurs mensuelles, les kilos à perdre tout au long de la vie, les remarques sexistes cons, mais ô ! Merci, il y a plein de choses à nous offrir. Et ça, c'est vachement chouette. Du parfum, des vêtements, des bijoux, des-cravates(parfois)-des-livres-des-DVD, bien sûr, des chaussures, du maquillage, des fleurs, des chocolats, des objets de déco, etc. Bref, presque tout. Et ça, c'est que du bonheur.

10/12/2005

Grève de la SNCF : la honte

L'actualité est toujours une source d'étonnement incroyable. Parfois, je me dis, à observer le monde tourner, que la fiction dépasse presque toujours l'imaginaire.

Quand on voit, par exemple, que les fonctionnaires de la SNCF se sont mis en grève pour... passage à l'heure d'hiver (!), on se dit vraiment qu'ils n'ont que ça à foutre. Ce qui me surprend (une grève de fonctionnaires n'étant pas vraiment une surprise), c'est qu'ils n'ont pas l'air de se rendre compte du ridicule de la situation ou d'avoir honte de se conduire d'une telle façon. Le passage aux horaires d'hiver, ça fait quand même un certain temps que ça existe, non ? Et j'imagine que ça leur semble naturel de refuser de se lever une heure plus tôt - comme le reste de la France -  pour aller bosser et qu'en plus, ils doivent croire qu'ils font ça "pour" les usagers, lesquels sont évidemment réjouis par une énième grève (puisque c'est en leur faveur, pour leur défense) qui a pour but d'empêcher la SNCF d'être plus efficace (toujours en leur faveur) surtout lorsqu'ils doivent, eux aussi, arriver une heure plus tôt au boulot, changement horaire oblige (eh oui, ! ça ne marche pas que pour la SNCF). Et c'est ce qu'on appelle la "défense du service public" ! Plutôt la défense du droit d'en faire le moins possible.

L'autre raison de la grève - et je pense que c'est la meilleure - c'est..."l'augmentation de la productivité" ! On les comprend... Demander à des bons petits fonctionnaires, qui sont au service de l'Etat et donc de la population française de se bouger pour être (devenir ?) "plus" efficace, c'est scandaleux, honteux, inacceptable ! Mais ont-ils seulement mis les pieds une seule fois dans une "vraie" entreprise, pour se rendre compte du scandale que représente le fait d'oser penser que ce qu'on leur demande ne relève pas strictement de leur boulot ? Il faut bien se rendre à l'évidence : non. Quand je suis en période de bouclage, 35h ou pas, horaires d'hiver ou pas, dîner chez Grand-Maman ou pas, je reste à la rédaction. Que le dernier métro ne soit pas encore passé ou si. Moi ce que j'appellerais la "défense du service public", c'est avant tout le droit de faire mon boulot correctement. Pour eux, visiblement, c'est le droit de reter au chaud, avec un job à vie (antidéfinition de la compétitivité qui, comme chacun sait, n'existe pas dans notre société actuelle).

J'exagère, évidemment (encore que...) mais c'est désormais l'idée que tout le monde se fait des fonctionnaires - au sens large, ce qui est con pour ceux qui se donnent du mal. C'est quand même un peu dommage.
Ce genre d'agissements me donne honte d'être Française et entourée d'un tas de feignasses pareilles, payées par l'Etat, avec mes impôts. On doit bien faire ricaner, de par le vaste monde.

03/12/2005

Recettes pour quand ça va mal

J'ai remarqué qu'il ya quelques trucs complètement éculés et absolument pas nouveaux qui fonctionnent quand même bien pour se remonter le moral ou, au moins, se chloroformer l'esprit quand on a le moral dans les chaussettes.

Voilà ma liste, que vous êtes cordialement invités à compléter :

- Aller au zoo : ça détend, on revient à l'essentiel de la vie, ça assome un peu, c'est parfait

- Pleurer : oui, je sais, c'est un scoop

- Si on n'y arrive pas, louer un bon vieux mélo de derrière les fagots et, sous prétexte que c'est vraiment trop triste quand LeHéros meurt, en profiter pour pleurer sur son propre sort

- S'offrir une après-midi Plaisir Intense et Complètement Egoïste : vous aviez envie de ce massage depuis des siècles ? C'est le moment de claquer toutes vos économies pour ça. Ces films débiles que vous vous interdisiez de voir parce qu'ils sont indignes de vous, c'est également l'occasion ou jamais de les voir (en plus, vous avez une excuse en or), les barres de chocolat qui vous font de l'oeil en plein régime, c'est aussi le moment de leur régler elur compte...

- Faire des travaux manuels : dessiner, bricoler, réparer ci ou ça, ranger, passer l'aspirateur ou, pire, faire enfin les vitres, classer vos livres en ordre alphabétique ou faire des lessives par paquet de 10. De toute façon, il y a peu de chance que vous soyez productif pour une autre activité.

- Jeter tous ces machins que vous gardez par crainte de les regretter mais dont vous ne savez plus du tout ce qu'ils sont supposés vous rappeler : hop, poubelle ! Ca met les idées au clair.

- En profiter pour engueuler tous les enquiquineurs qui vous enquiquinent : le type des impôts qui n'a rien compris à votre déclaration, d'un seul coup, vous allez l'abreuver de votre mépris, que vous camouflez d'habitude soigneusement sous un gros tas de vernis social. Mais là, comme c'est pas le moment de vous embêter, vous êtes un peu plus agressif. Et convaincant. Le tout, sans remord.


A éviter :

- Rameuter la famiglia : si c'est pour entendre des commentaires désobligeants ou des critiques pas trop bienvenues, autant éviter. En plus, ça fait pas adulte.

- Pleurer des heures au téléphone : ça coûte cher, ça chauffe les oreilles et en plus ça ne sert pas beaucoup. Mieux vaut voir les gens, c'est plus efficace.

- Se suicider : ça n'a jamais réglé aucun problème. En plus, c'est pas sympa pour ceux qui doivent régler la note du cercueil.

- Passer un entretien d'embauche / demander une promotion : vous feriez mieux d'attendre d'être au top, vous serez plus convaincant.

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