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26/01/2006
Leçon chose
Pour nous les femmes, un manuel de... euh, vie de couple (?), datant de 1960, en direct sur le blog de Ziquette :
http://mauvaisehumeur.hautetfort.com/archive/2005/11/29/f...
Je n'ai pas vu l'original mais une bière à celui qui m'en donne les références.
Après avoir lu ça, je comprends mieux pourquoi ma grand-mère disait "un mariage réussi, c'est une femme qui s'oublie".
19:20 Publié dans On croit rêver | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Je refais mon CV : suite, et sans doute pas fin
Hier, réunion à l'ANPE pour apprendre à faire un bon CV. Etant donné que ça ne peut pas me nuire, je m'y suis rendue. Nous étions une demie-douzaine de journalistes - que des filles.
A un moment s'est posée la question du statut social : mariée, divorcée, célibataire, en concubinage... Et celle de l'âge. L'immense majorité d'entre nous avait moins de 30 ans, quelques unes entre 25 et 30 ans. L'âge suspect pour tout employeur. Alors cumuler, disons, 27 ans et un mariage, c'est aller droit au suicide professionnel. Qu'est-ce qui leur prouve qu'on ne va pas leur faire un enfant dans les 2 ans ?
Rien. Et, pour être tout à fait honnête, c'est la dernière condition qu'attendent mes copines mariées pour mettre en route l'héritier n°1. Et pour continuer sur la lignée des aveux, quantité de mes copines ôtent leur bague de fiançailles, voire leur alliance, lorsqu'elles se rendent à des entretiens, laissant planer le doute le plus absolu sur leur statut marital sur leur CV.
Il faut dire que les employeurs ne nous laissent pas le choix. Un de mes employeurs, père enchanté de trois enfants, me faisait une réflexion sur le sujet il y a quelques mois. Du genre : engager une femme, c'est prendre un risque. Oui, c'est sûr. Mais la nature est ainsi faite que ce sont les femmes qui s'y collent, partent en congé de maternité et nécessitent d'être remplacées quelques mois. Donc ça côute cher en temps et un peu en argent aux entreprises. C'est que c'est des ennuis, les enfants (et donc les femmes) !
Mais les hommes sont tout de même d'accord pour les faire et les avoir, ces enfants, et ils sont contents d'avoir une femme qui peut bénéficier d'une certaine sécurité sociale et professionnelle pour ça... Souvent, le machisme donne sa pleine mesure dans ces moments-là.
Pourtant, récemment, lors d'un entretien, j'ai pu apercevoir mon CV surligné ici et là. Les points mis en valeur concernaient tous mes expériences professionnelles en rapport avec le poste convoité. Avec une exception : en haut, là, sous mon nom, la mention "célibataire" soigneusement surlignée elle aussi. Sauf que j'étais reçue par une femme. Une mère de famille, qui plus est.
Bizness is bizness.
13:35 Publié dans Chronique de la vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
24/01/2006
Trouver du boulot coûte cher
Je suis enchantée : j'ai trouvé une ou deux offres d'emploi sympas. Type : on a des choses à faire et on aurait besoin de quelqu'un de généraliste. Comme moi, ça tombe bien.
Sauf que - car il y a un sauf que - le site propose de donner les coordonnées de l'employeur potentiel contre espèces sonnantes et trébuchantes. Comme si on n'avait que ça à faire : payer pour avoir le droit d'envoyer un CV ! Je pensais plutôt que c'étaient les employeurs qui payaient pour faire publier leur petites annonces...
Certains me répondront que l'employeur saura que seuls les plus motivés dépenseront cette somme ("L'accès aux coordonnées de ce prospect pour 75 Euros ht soit 89,70 ttc" !!), que ça limite donc le nombre de candidatures concurrentes et que ça augmente, par conséquent mes chances à moi.
J'aurais plutôt tendance à trouver que le système s'apparente à du plumage de pigeon et qu'on joue sur le bonne vieille corde de la culpabilité : si tu ne veux pas le faire, c'est que tu n'es pas motivé(e). Et ça, ça ressemble beaucoup à une autre méthode assez en vigueur dans le monde délicieux du journalisme : l'offre d'emploi non rémunérée.
On ne rigole pas, là-bas, au fond ! Eh oui, j'ai déjà vu ça, et pas qu'une fois. L'offre expliquait que vous deviez être (en substance) motivé, dynamique, productif, expérimenté et accepter de travailler gratuitement en échange de la chance exceptionnelle de pouvoir utiliser vos articles dans votre book pour démarcher, ensuite, d'autres employeurs. En gros, on avait l'impression que c'était plutôt un stage d'écriture gratuit, vraiment trèèès sympa avec les rédacteurs, et que vous aviez même l'opportunité de rester propriétaire de vos articles. Chouette, non ?
Pour en revenir au site d'offres d'emploi (vente d'emplois ?) dont je parlais au début de cette note, on a le droit de payer par chèque mais ce n'est pas recommandé parce que "le règlement par carte bancaire s'effectue par téléphone, est sécurisé, et augmente la réactivité de la réponse et donc vos chances de succès". Logique. Mais attention, ce n'est pas fini :
"Une fois ces procédures accomplies, nous appelons le donneur d'ordre pour vérifier que la mission est toujours d'actualité.
> Si l'offre n'est plus d'actualité, nous vous en informons, annulons le contrat, et ne procédons pas à la mise en règlement.
> Si l'offre est d'actualité, nous procédons à la mise en règlement puis nous vous transmettons par mail les coordonnées du donneur d'ordre."
Ah ben oui, c'est malin ça. Et si je paie par chèque, que je l'envoie par la poste, qu'on me renvoie le contrat et que je le signe, que je le renvoie à la société qui édite ces annonce et qu'elle appelle ensuite le donneur d'ordre pour constater que, finalement, l'offre n'est plus d'actualité, qu'il faut donc tout annuler (pour éventuellement tout recommencer une autre fois), je suis sûre que ça a tendance à rendre les chercheurs d'emploi fidèles à ce genre de site. Quant aux employeurs, ils doivent s'étonner du peu de réponses qu'ils reçoivent. Pourtant, c'est bien connu, un chômeur n'a que ça à faire : dépenser près de 90 euros pour avoir le droit de postuler. J'en conclue donc que seuls des employeurs pas très sérieux peuvent avoir recours aux services d'un site aussi peu pertinent. Donc je m'abstiens de répondre à ces annonces.
CQFD et c'est la bonne nouvelle de la journée.
11:40 Publié dans Chronique de la vie quotidienne, On croit rêver | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
13/01/2006
Les hommes, les femmes et la communication
Certains jours, je dois avouer que je suis bluffée. Voire perplexe. Décidément, les hommes et les femmes semblent bien appartenir à deux espèces radicalement différentes, quoi que compatibles.
Autour de moi, quantité de couples (surtout leur représentant féminin) me disent les problèmes de communication qu'ils éprouvent. Je dois reconnaître que je ressens parfois la même chose et que, dans ces cas-là, l'impression que tout échange sur des bases communes est impossible me saisit et m'emplit d'un fort sentiment d'impuissance. Comment se comprendre et, a fortiori, vivre ensemble, quand on n'arrive pas à faire passer une idée simple par des mots a priori connus et maîtrisés par les deux intervenants de l'échange ? bref, qu'on ne parvient pas à donner à un mot ou une phrase un sens identique selon qu'on est un homme et une femme ? Voici un exemple pour illustrer cette idée :
"L'épreuve de la poubelle"
La poubelle de la cuisine pue. Sous-entendu : plus que de coutume et plus, beaucoup plus, que ce qui semble raisonnable. Raison(s) : une poubelle, ça se doit de puer, c'est dans sa nature. Certes. Mais aussi : ce modèle s'actionne avec une pédale, ce qui produit un appel d'air qui élève les odeurs nauséabondes du sol vers les narines. Donc ça sent à hauteur d'homme (et donc, davantage encore, à hauteur de femme). Enfin, des cendres et des mégots de cigarettes y sont dispersés très aléatoirement, sans papier alu ou sac en plastique pour retenir la matière et/ou les odeurs. Avec l'appel d'air entraîné par l'ouverture de la poubelle, les cendres sont ventilées dans toute la pièce - la cuisine. Donc : ça pue un maximum.
Intérieur, soir. L'appartement du monsieur. La cuisine.
Objet du crime : une poubelle de cuisine.
Elle : - La poubelle pue.
Lui : - C'est normal, c'est une poubelle.
- Non : je veux dire qu'elle pue encore plus que d'habitude.
- Ah. J'ai pas remarqué.
- Si, si.
- Ah.
Le lendemain :
- La poubelle pue vraiment...
- C'est normal, c'est une poubelle.
- Non : je veux dire qu'elle pue encore plus que d'habitude. A cause de la cigarette.
- Ah bon.
Le surlendemain :
- La poubelle pue encore !
- C'est normal, c'est une poubelle.
- Peut-être, mais là, c'est insupportable !
- Tu trouves ?
Le jour suivant :
- Mais c'est incroyable, cette poubelle ! Comment ça se fait qu'elle pue encore comme ça ?!
- Mais c'est normal je te dis : c'est-une-pou-belle.
Dix jours plus tard :
- Il faut qu'on parle !
- Hein ?! Mais de quoi ?! (qu'est-ce que j'ai fait ?) Qu'est-ce qui ne va pas ? [ton étonné et paniqué]
- J'en peux plus de ta poubelle qui puuuuue ! [hurlements stridents]
- Ben... qu'est-ce que tu veux que je fasse ?
- Ben ! Que tu la changes ! [Il se f... de ma g... plaisante, là ?!]
- Ah bon ? Mais il fallait me le dire !
- Ca fait 10 jours que je te le répète tous les jours !
- Ah ben non, tu m'as dit : "la poubelle pue". [sincère]
Décryptage :
Que fallait-il comprendre dans ce dialogue ?
a) Que la poubelle pue.
b) Qu'il fait beau, dehors.
c) Que la poubelle pue et que tout être normalement constitué vivant dans un tel environnement et face aux remarques de sa compagne peut sereinement envisager de changer la poubelle (et éventuellement de prendre des mesures pour que cela ne se reproduise plus).
d) Que décidément, cette fille est casse-pied (et en plus, elle radote).
Si vous avez répondu a, b ou d : vous êtes un homme.
Si vous avez répondu c : vous êtes une femme.
11:55 Publié dans Pour vous les hommes | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note



