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20/04/2006
Mes zaventures
Je voudrais vous raconter une histoire qui me fait croire en la vie, encore et toujours. Je vous préviens : ça commence mal.
Tout commence un jour comme un autre, à un détail près : c'est jour de lessive. Plurienamettre en vue donc expédition linge sale chez... Pôpa-Môman. Ben oui : pas de lave-linge chez moi, une passion très modérée pour les laveries publiques et des parents qui n'habitent pas si loin m'ont convertie. Donc encombrée de mon sac à main (vous voyez le sac de Mary Poppins ? C'est un sac à main de chihuahua à côté du mien) + sac qui déborde de linge sale, je me rends d'un pied vaillant chez mes géniteurs.
Petit arrêt au supermarket du coin passe que j'ai besoin de ravitaillement et que je suis une grosse paresseuse donc que je dois le faire maintenant sinon ce sera jamais, puis arrêt banque (c'est sur le chemin + c'est encore ouvert, c'est un signe et je me dois d'en profiter) puis arrêt parents.
Là, blackout total.
Tout ce dont je me souviens, c'est que 3 semaines plus tard, mon jean fêtiche et mon pantalon noir des dimanches, fêtes et entretiens n'ont toujours pas réapparu. Donc expédition punitive prévue pour récupérer mon bien. Hop ! Ptit dîner avec la familia parce qu'ils sont contents de me voir et moi aussi et récupération de mon linge propre (je vous rassure, j'en avais récupéré une partie entre temps et déposé quelques autres chargements aussi). Mais pas de jean fêtiche ni de pantalon noir chéri. A tous les coups, ils sont à repasser. Tant pis, je prends mon mal en patience.
Encore une semaine plus tard, je suis en réel état de manque : il me faut ces pantalons, rontudju ! Donc je retourne chez mes parents, cherche frénétiquement mes biens dans les armoires des uns et des autres, le tas de fringues repassées, celui de fringues à repasser, le linge sale, le linge propre, le linge qui traîne...
Rien.
C'est là que je commence à m'angoisser. Une fois, un pantalon a disparu 6 semaines, au bout desquels il est réapparu miraculeusement dans le tas des affaires repassées. Mais là, je sens que c'est plus grave. Qu'il se passe quelque chose qui dépasse tout ça. Et je fais bien.
Car en y réfléchissant, je comprends avec terreur que, c** tête en l'air comme je suis, à tous les coups, forcément, j'ai largué mes fringues à l'aller ou au retour, dans l'un des endroits où je me suis arrêtée. Sueurs froides, frissonnements dans le dos, angoisse totale, grave.
Je me jette sur le bottin des pages jaunes, mon téléphone et je harcèle les caissières des magasins en question ainsi que le rontudju de central téléphonique de secrétariat général à la c** de ma banque, à qui il faut que j'explique longuement qu'il faut que je parle à ma banque, à mon agence à moi et que c'est une question de vie ou de mort. Finalement, aucun n'a vu un paquet correspondant à ma description. Je ne comprends pas, enfin pas jusqu'à ce qu'un de mes interlocuteurs ne m'achève d'un "peut-être que quelqu'un l'a trouvé dans un rayon et l'a gardé".
Là, c'est l'horreur. Mon pantalon noir préféré, mon jeanàmoi, portés par une inconnue profitant de leur faiblesse... La vision me fait horreur. Je me maudis, maudis le monde entier, tous ces gens malhonnêtes qui ne rendent pas leurs affaires aux tête-en-l'air (les meilleurs d'entre nous, sinon le monde serait ch... moins marrant)
Deux mois plus tard, ma mère a retrouvé mes vêtements au fond d'un placard.
Un placard où je ne les range jamais - c'est donc quelqu'un de mal intentionné qui les y a rangés.
Mais je suis bien contente d'avoir récupéré mon bien, qui me signale au passage que j'ai pris 2 kg, vu que je ne rentre plus dedans. Monde cruel...
18:45 Publié dans Chronique de la vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




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