« 2006-03 | Page d'accueil
| 2006-05 »
24/04/2006
Pour toi public
Chers lecteurs,
Voilà un moment que j'y songe, et ces derniers temps avec de plus en plus l'envie de passer à l'action.
Aussi, prochainement, vous trouverez sur ce blog une nouvelle rubrique : les dessous du journalisme.
Car, comme vous l'apprend mon mot de présentation, je suis moi-même journaleuse. Et j'en entends tous les jours des vertes et des pas mûres sur ma profession, mes confrères et tout le bien que la population pense de nous. Alors, évidemment, parfois, ça agace. Surtout quand on vous en parle régulièrement en commençant par le très célèbre et vague "vous les journalistes" - qui met tout le monde dans le même panier, célèbres et anonymes, scribouillards du dimanche et présentateurs télé, riches et pauvres...
Alors je souhaite faire partager quelques unes de mes expériences, de celles de mes confrères et amis et dire un peu aux "gens" (vaste catégorie, elle aussi) ce que "nous" sommes, voyons, faisons...
A très bientôt pour les premiers épisodes !
15:10 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
20/04/2006
Conséquences du CPE (suite)
Pour ceux qui s'inquiétaient du sort d'une victime collatérale du CPE, j'ai des infos :
- le kiosquier est une kiosquière
- elle est effectivement dans une situation financière "délicate" (vu qu'elle perdu son instrument de travail, c'est pas surprenant)
- mais une collecte de solidarité est effectuée.
Si vous voulez participer, il faut donner votre contribution au kiosque qui se trouve en face de l'entrée du Bon Marché (métro Sèvres-Babylone). Et le kiosque qui a été pillé est celui qui se trouve boulevard Raspail, contre le petit square.
21:05 Publié dans On croit rêver | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Mes zaventures
Je voudrais vous raconter une histoire qui me fait croire en la vie, encore et toujours. Je vous préviens : ça commence mal.
Tout commence un jour comme un autre, à un détail près : c'est jour de lessive. Plurienamettre en vue donc expédition linge sale chez... Pôpa-Môman. Ben oui : pas de lave-linge chez moi, une passion très modérée pour les laveries publiques et des parents qui n'habitent pas si loin m'ont convertie. Donc encombrée de mon sac à main (vous voyez le sac de Mary Poppins ? C'est un sac à main de chihuahua à côté du mien) + sac qui déborde de linge sale, je me rends d'un pied vaillant chez mes géniteurs.
Petit arrêt au supermarket du coin passe que j'ai besoin de ravitaillement et que je suis une grosse paresseuse donc que je dois le faire maintenant sinon ce sera jamais, puis arrêt banque (c'est sur le chemin + c'est encore ouvert, c'est un signe et je me dois d'en profiter) puis arrêt parents.
Là, blackout total.
Tout ce dont je me souviens, c'est que 3 semaines plus tard, mon jean fêtiche et mon pantalon noir des dimanches, fêtes et entretiens n'ont toujours pas réapparu. Donc expédition punitive prévue pour récupérer mon bien. Hop ! Ptit dîner avec la familia parce qu'ils sont contents de me voir et moi aussi et récupération de mon linge propre (je vous rassure, j'en avais récupéré une partie entre temps et déposé quelques autres chargements aussi). Mais pas de jean fêtiche ni de pantalon noir chéri. A tous les coups, ils sont à repasser. Tant pis, je prends mon mal en patience.
Encore une semaine plus tard, je suis en réel état de manque : il me faut ces pantalons, rontudju ! Donc je retourne chez mes parents, cherche frénétiquement mes biens dans les armoires des uns et des autres, le tas de fringues repassées, celui de fringues à repasser, le linge sale, le linge propre, le linge qui traîne...
Rien.
C'est là que je commence à m'angoisser. Une fois, un pantalon a disparu 6 semaines, au bout desquels il est réapparu miraculeusement dans le tas des affaires repassées. Mais là, je sens que c'est plus grave. Qu'il se passe quelque chose qui dépasse tout ça. Et je fais bien.
Car en y réfléchissant, je comprends avec terreur que, c** tête en l'air comme je suis, à tous les coups, forcément, j'ai largué mes fringues à l'aller ou au retour, dans l'un des endroits où je me suis arrêtée. Sueurs froides, frissonnements dans le dos, angoisse totale, grave.
Je me jette sur le bottin des pages jaunes, mon téléphone et je harcèle les caissières des magasins en question ainsi que le rontudju de central téléphonique de secrétariat général à la c** de ma banque, à qui il faut que j'explique longuement qu'il faut que je parle à ma banque, à mon agence à moi et que c'est une question de vie ou de mort. Finalement, aucun n'a vu un paquet correspondant à ma description. Je ne comprends pas, enfin pas jusqu'à ce qu'un de mes interlocuteurs ne m'achève d'un "peut-être que quelqu'un l'a trouvé dans un rayon et l'a gardé".
Là, c'est l'horreur. Mon pantalon noir préféré, mon jeanàmoi, portés par une inconnue profitant de leur faiblesse... La vision me fait horreur. Je me maudis, maudis le monde entier, tous ces gens malhonnêtes qui ne rendent pas leurs affaires aux tête-en-l'air (les meilleurs d'entre nous, sinon le monde serait ch... moins marrant)
Deux mois plus tard, ma mère a retrouvé mes vêtements au fond d'un placard.
Un placard où je ne les range jamais - c'est donc quelqu'un de mal intentionné qui les y a rangés.
Mais je suis bien contente d'avoir récupéré mon bien, qui me signale au passage que j'ai pris 2 kg, vu que je ne rentre plus dedans. Monde cruel...
18:45 Publié dans Chronique de la vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15/04/2006
WE de Pâques
Week-end de trois jours en perspective. Chouette. La personne avec qui j'aurais bien voulu passer ces quelques jours n'étant pas là, je me dis que c'est l'occasion ou jamais de voir ma famille. Et ça tombe bien, car ce WE tout le monde se retrouve dans la maison familiale. On sera 15.
Soudainement, cette perspective me donne froid dans le dos. Quinze personnes ensemble pendant 3 jours, ça fait beaucoup de monde, beaucoup de temps et pas beaucoup de place... Bon, tant pis, j'y vais quand même, on fera en sorte que ça se passe au mieux.
J'ai donc rendez-vous ce matin chez mes parents. On doit partir entre 11h et 11h30, sans doute plutôt vers 11h30 puisque ce n'est pas nous qui avons les clés et qu'il ne faut pas risquer d'arriver trop tôt. Mon père a déjà son manteau sur le dos quand j'arrive : c 'est mauvais signe. Suis-je en retard ? Apparemment pas, puisque si c'était le cas, il aurait piqué une colère.
Donc ça s'annonce bien. Ouf !
J'allume l'ordinateur pour vérifier un truc important et là, il commence : "Arrête ça, t'es déjà en retard, tu avais dit que tu arriverais il y aune demi-heure, ne nous mets pas davantage en retard !" J'explique que c'est important et que j'en ai pour une seconde.
J'aurais mieux fait de me taire. J'ai déclenché la tempête. Mon père s'est mis à hurler que j'étais déjà en retard et qu'en plus, j'en rajoutais une couche. Je lui réponds qu'on n'avait pas fixé d'horaire. "Si, tu avais dit entre 10h et 10h30 !", "Je ne me souviens pas de ça", réponds-je, vu qu'effectivement, je ne me souviens pas de ce qu'on a dit, mais bon, il est 11h et on a dit qu'on partait entre 11h et 11h30 - donc de toute façon, ça n'est pas un drame.
Et là encore, j'aurais mieux fait de me taire. La tempête est devenue un ouragan : "Tu mens !"
...
Je mens ? Alors, ne pas se souvenir de quelque chose, c'est mentir ? Dire qu'on n'a pas dit ceci mais cela, c'est forcément une action mauvaise, voire vicieuse ?
Il faut préciser quand même un truc : mon père est un emmerdeur. On dirait que son but dans la vie, c'est de chercher la bonne excuse pour déclencher une dispute. Et son truc dans les disputes, c'est de se mettre à hurler immédiatement, comme si c'était gravissime.
Donc ma mère s'y est mise en lui disant d'arrêter de hurler et de se calmer. Il a répliqué que je mentais, qu'il avait horreur que je mente. J'essayais de dire que non, je ne mentais pas et qu'on n'avait pas dit ça. (Comme vous voyez, y a mort d'homme, tout ça nécessite vraiment des hurlements)
Et là, soudainement, j'ai eu une vision de ce que serait le WE. Même en faisant de mon mieux pour que la paix règne dans la maison, j'aurais mon père sur le dos 24h/24. Pas une minute pour me sentir juste contente d'être là. Et le pire, c'est que si je prenais la décision de me taire (histoire de ne pas empirer la dispute), voire, mieux, de m'excuser en reconnaissant que je m'étais trompée d'horaire, il en aurait conclu que je reconnaissais implicitement mon "mensonge" et serait parti avec l'idée qu'il pouvait m'en mettre plein la tronche tout le WE, puisque je n'étais qu'une menteuse.
Devant ces réjouissantes perspectives, j'ai préféré ne pas venir. Du coup, ma mère s'est vraiment énervée et a monté le ton, en disant à mon père de s'excuser. Il a refusé, vu que je mentais éhontément. Ma mère est venu me voir pour me demander si je comptais les rejoindre le lendemain.
Le problème, c'est que le lendemain, ç'aurait été pareil. Avec 24h de décalage. J'ai dit non. Du coup ma mère, furax, a dit à mon père qu'elle n'irait pas non plus. Et mon père a répliqué "Eh ben moi non plus, puisque c'est comme ça !"
(véridique)
Du coup, les deux parents se sont enfermés dans leur chambre pour se hurler dessus un bon coup. Evidemment, je me suis sentie conne puisqu'à cause de moi, ils étaient de train de s'engueuler et de foutre leur WE en l'air.
Alors, je suis partie.
Joyeuses Pâques.
11:50 Publié dans Chronique de la vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
14/04/2006
L'immobilier, c'est chanmé
Depuis quelques temps, je regarde les annonces immobilières.
Parce que dès que j'ai un rontudju de CDI (espèce en voie de disparition) et que j'ai passé la période d'essai, j'm'endette et j'investis dans la pierre. Vu le tour que prennent les événements, il y a en effet fort à parier que ma retraite n'en pâtira pas. Donc : on couvre les arrières et on prévoit l'imprévisible. D'autant que ma génération vivra longtemps et que la jeune génération sera moins nombreuse. En un mot : gouverner, c'est prévoir. Donc, zou !
Tout ça pour dire que ce qu'on voit dans les annonces immobilières est parfois assez étonnant.
J'ai vu, par exemple, une annonce pour une chambre de bonne de "8,51 m² loi Carrez mais 21,36 m3". Au début, je n'avais pas vu que les 21,36 m3 étaient des mètres cubes. Alors vous, je ne sais pas, mais moi, c'est bien simple : je ne visualise pas du tout.
Hier, dans un journal gratuit, j'ai failli faire un infarctus en voyant une annonce démentielle pour un studio de 25 m² dans un chouette coin pour... 25 000 euros. J'ai pensé appeler aussitôt puis j'ai réfléchi qu'ils avaient dû oublier le 1 devant, ou alors un 0 derrière le 25 (allez savoir, avec les prix d'aujourd'hui !). Il y avait aussi un superbe duplex de 6 pièces sur l'île de la Jatte (Neuilly sur Seine, pour ceux qui ne connaissent pas, comme dans "Auteuil, Neuilly, Passy, c'est pas du gâteau / Auteuil, Neuilly, Passy, tel est notre ghetto"). C'était affiché à 100 000 euros. Enfin,c 'est ce que j'ai d'abord cru : en fait, il y avait un autre 1 sur la ligne du dessus... Encore une fausse joie !
10:58 Publié dans Chronique de la vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10/04/2006
Policiers ripoux et exemplarité de la punition ?
L'affaire des policiers ripoux de Seine-Saint-Denis est éloquente.
Il semble que la conclusion qu'il faut en tirer, c'est qu'une agression sexuelle menée par un représentant de la loi est moins grave que celle menée par un quidam. Ah.
C'est marrant, j'aurais pensé exactement l'inverse. Qu'un type qui est supposé vous protéger vous agresse me semble plus grave et répréhensible qu'un type qui n'a jamais rien promis de ce genre et n'a pas cherché à vous le faire croire. D'autant qu'un policier, outre qu'il doit protéger les honnêtes citoyens, représente la loi. Il est donc auréolé d'une certaine autorité. Donc, s'il rackette un vendeur à la sauvette, pique le pétard d'un jeune pour le fumer et se fait "offrir" une fellation par une prostituée, il est deux fois plus coupable.
Il faut croire que ce n'est pas l'avis de tous, puisque les 7 policiers pourris qui se sont livrés à ces activités s'en sont tiré très très bien : 3 et 4 ans pour les plus punis (des relations "consenties" avec des prostituées, et pas des agressions sexuelles, soit disant), rien du tout pour le moins mouillé ! Ca va peut-être vous étonner, mais je trouve ça scandaleux.
Je pense même que tous ceux qui sont supposés représenter l'Etat, le bien public, l'autorité, la loi... devraient bien sûr pratiquer la "pédagogie de l'exemple" (en gros, montrer le bon exemple) en étant plus intègres que les autres mais également, pour la même raison, être plus punis en cas de défaillance.
Ca me rappelle cette histoire, il y a quelques temps : un juge qui venait de faire un long discours sur les questions éthiques pour les personnels de justice a été reconnu coupable... d'un vol de carte bleue avec laquelle il s'était payé les services d'une prostituée.
C'est du joli !
14:40 Publié dans On croit rêver | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04/04/2006
Un homme, un vrai !
Nous les filles, on aime les hommes, les vrais.
Ne croyez pas les féministes qui disent que les femmes aiment les hommes qui assument leur côté féminin, qui sont tendres, paternels, qui aident à la maison, qui font les courses et les massages, qui s'occupent bien de leur progéniture et qui aiment leur maman (mais pas de façon envahissante).
Bon, enfin, si, on les aime aussi mais pas que comme ça.
Car les femmes aiment, malgré tout, les hommes poilus, virils, protecteur et parfois dirigistes, voire un rien machos. Les hommes qui ont une voix grave, qui boient des bières, qui aiment le foot et qui foutent le bordel chez eux. Si, si : c'est attendrissant. Je veux dire : rassurant.
Parce qu'on en a marre des lavettes qui n'osent pas dire "ta gueule" à leur conjointe sous prétexte d'égalité des sexes et de dialogue au sein du couple, même si elle fait ch... et qu'elle les enquiquine avec une crise de jalousie sans raison.
Parce qu'un homme qui la ferme trop passe pour un faible.
Parce qu'un homme qui fait la vaisselle, le ménage, le repassage, le lavage des enfants, du linge, de la maison, ça fait pas sérieux !
Parce qu'une femme reste la procréatrice, le Tabernacle de la Vie, l'Enfanteuse et la Nourrisseuse, qu'en plus un autre mâle pourrait la convoiter si le conjoint n'y fait pas gaffe et que faudrait voir à protéger virilement tout ça : sa femme et donc, sa descendance.
Moi, j'ai eu la révélation hier soir. Je regardais "Au suivant", avec Alexandra Lamy et Clovis Cornillac. Alexandra Lamy y est Jo (-séphine), directrice de casting un peu directive qui casse un peu le pauv' Clovis Cornillac, acteur doué mais à la ramasse, un peu beauf sur les bords mais gentil dans le fond, serviable et discret. Elle l'envoie paître, le trouve un peu méprisable et ne se prive d'ailleurs pas de le mépriser. Lui, il n'est pas chiant, juste beauf.
Enfin, il fait beauf jusqu'au moment où on le voit s'occuper de sa fille (sa femme est morte) avec amour et tendresse, mais avec autorité aussi (il lui dit gentiment "Et alors, Anaïs, les dents, l'école, tout ça... faut se dépêcher") et, surtout, surtout, jusqu'au moment où il tombe la chemise.
Rhaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah ! Quel homme, mais quel homme !
Un vrai, un fort, un poilu un rien costaud, avec des pectoraux comme ça et une toison, que je vous dis que ça ! Pffffff... La midinette en moi s'est complètement réveillée à ce moment-là et j'ai réalisé combien une chemise violette à pois vert sous une cravate marrone t bleu peut cacher des trésors de sexytude. Et attention, c'est pas de la petite gonflette de salle de gym, entretenue avec soin par un mec propre sur lui qui se met beaucoup de gel dans les cheveux le matin. Non : de la force brute, animale, massive. Une sculpture épaisse et forte. Un vrai taureau.
Bref, sous le gentil neuneu, la bête, l'homme, la virilité.
Le mec qui sait à la fois être gentil (avec sa fille, sa femme et les gens en général) et viril (fort, poilu -oui, je sais, je me répète - rassurant). L'homme parfait quoi !
Clovis : épouse-moi !
12:45 Publié dans Film, Pour vous les hommes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



