01/06/2006
Les hommes, les femmes et les tâches ménagères
J'avais parlé dans une note précédente des problèmes de communication que rencontrent souvent parfois les deux sexes lorsqu'ils échangent des idées et des infos.
On a beau m'expliquer depuis peu que les hommes ne viennent pas de Mars et les femmes de Vénus, mais tous de la Terre, je n'y crois pas. Pourquoi ? Parce que, au quotidien, force est de constater qu'il y a des différences hallucinantes entre nous. Et parfois, je sens poindre le découragement et je me dis que, décidément, c'est pas facile de se comprendre et de vivre ensemble. Vous ne me croyez pas ? La preuve en exemples :
1) Le garçon ne comprend pas certaines règles basiques :
La linge blanc ne se lave jamais, j'ai bien écrit : jamais avec le linge de couleur. Sinon le blanc ressort gris dans le meilleur des cas, cra-cra dans le pire et dans tous les cas, il n'est plus portable. C'est incroyable que devant les hurlements-suraigus-limite-hystériques de sa moitié sur l'air de "t'as bousillé ma nuisette Ptit Navire à 25 euros !?" ou "combien de fois t'ai-je dit qu'il ne FAUT PAS que tu touches à mes sous-vêtements en dentelle, voilà encore une culotte de chez GrandCouturierHyperCher que je ne pourrai jamais remettre ?!", le garçon n'ait pas assimilé cette règle de base.
Et le pire, c'est que tout le monde le dit et le répète : même si on se jure qu'on ne tombera pas dedans, on finit tous par s'engueuler pour des questions triviales d'hygiène, ménage et autres conneries gravissimes du quotidien. Alors on prend sur soi et on fera des jolis chiffons pour les vitres ou des pyjamas pour soirée célibataire avec les fringues hors de prix sur lesquelles la fille peut désormais s'asseoir (et pas "dans lesquelles" elle peut s'asseoir). Zen.
2) Le garçon est un être étonnant :
Le garçon sait relier en réseau l'ordi du boulot avec celui de la maison, il y ajoute la télé, les Play Station 1, 2, 3 et bientôt 4, la X-box, le câble et canal, son téléphone est lié au système, il y a aussi Free et Noos en concurrence avec des enceintes spéciales placées en 5 points dans son salon, le Wi-Fi et quelques autres gadgets et attention !, le tout est utilisable depuis n'importe quel écran de son appart' grâce à un jeu de 4 (vous avez bien lu 4/quatre) télécommandes. La fille met 6 mois à en apprendre le fonctionnement grâce à de groooos efforts de bonne volonté. Mais le garçon est un être aussi étonnant que complexe et a toujours besoin de l'aide de sa moitié pour allumer la douche. Eh oui : un robinet pour déterminer la température et un autre pour la puissance du jet, c'est complexe.
3) Le garçon se déplace rarement sans sa bande de potes :
"Ah ben non, le week-end du 14 juillet / 15 août / 8 mai / l'aqueduc de la semaine prochaine, je ne peux pas venir avec toi, je pars à Knock-le-Zout avec mes potes." Ah. Tu pouvais pas le dire plus tôt ? Ah, tu as oublié. Ben heureusement que j'ai posé la question.
"On peut inviter Schmöll le WE prochain ?" Ben, en fait, je pensais qu'on se faisait un ouikènde en amoureux. Tous les deux, quoi. Bon, si tu préfères qu'on y aille à 3, 4, ou même avec tous tes potes d'enfance, y a (pas de) problème.
Et, non, on ne s'énerve pas, parce qu'on les aime bien, ses potes. Et qu'on est une fille cool, aussi, c'est vrai. D'ailleurs tous ses potes le pensent, c'est bien la preuve.
10:25 Publié dans Chronique de la vie quotidienne, Pour vous les hommes | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
29/05/2006
Le week-end de la distraction
Je suis, j'en suis bien consciente, un cas d'école. C'est-à-dire que je suis d'une maladresse qui n'a d'égale que ma distraction. En général, dès que je prends 1 kg, je me cogne dans toutes les portes et je rentre dans tous les meubles. Ce n'est pas le moment de me demander d'attrapper le vase fragile tout là-haut, car il touchera terre sitôt que j'aurai pété l'armoire normande qui le soutient... Et ne me demandez pas comment je fais, je n'en ai aucune idée. Et surtout, évitez de me dire "n'oublie pas..." : à coup sûr, je vais le faire.
Ce WE a été, dans le genre, un best of.
Vendredi, direction la Normandie, ses vaches, ses bouses, son littoral. Samedi : direction la gare pour retrouver la capitale, ses métros, ses heures de pointe, sa pollution.
Sur le quai de la gare : Ô rage, Ô désespoir, Ô distraction ennemie / N'ai je donc tant vécu que pour cette infamie / Et me suis-je fait chier dans les embouteillages / Que pour oublier de mon portable la recharge ?
Grâce au ciel, je peux charger quelqu'un de la récupérer...
Samedi soir, taxi direction Bed, sweet Bed. Dimanche matin : où est mon sac de fringues ?
Et là, Ô rage, Ô désespoir, Ô distraction ennemie / N'ai je donc tant vécu que pour cette infamie / Et me suis-je trimballé mes effets / Que pour les semer dans un taxi cabriolet ?
Grâce au ciel, je le partageais avec une copine qui s'est rendu compte de mon oubli...
Dimanche, dîner d'adieu d'un camarade de mon cher et tendre. Je trimballe les lunettes d'un autre camarade du même cher et tendre. J'oublie de les lui rendre, bien sûr. J'oublie aussi de les sortir de mon sac : elles sont venues au boulot avec moi...
Lundi matin, retour de WE fastidieux. J'essaie de décoller les paupières et d'avoir l'air éveillé pour faire ma jeune-cadre-dynamique. Je me rends dans le bureau de ma cheffe pour y récupérer, au fond de l'armoire, mon ordinateur portable. Et elle : "Ah bon, tu ne l'as pas pris ce week-end ?" (boulot à finir)
Et là : Ô rage, Ô désespoir, Ô distraction ennemie / N'ai je donc tant vécu que pour cette infamie / Et ai-je embarqué mon portable ce week-end / Que pour revenir sans lui cette semaine ?
Et là, croyez-moi, j'ai vécu un grand moment de solitude...
16:00 Publié dans Chronique de la vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05/05/2006
"Bonjour Madame Machin, vous venez de gagner..."
Cette semaine, je travaillais tranquillement chez moi quand la sonnerie du téléphone vient m'arracher à mes réflexions.
Le téléphone fixe, c'est rare qu'il soit utilisé. Soit c'est la famille (pas dans la journée), soit c'est un vendeur à la noix qui veut me persuader de changer de fenêtres ou de téléphone ou de cuisine. Spécialement en journée et le week-end. D'ailleurs, ça, c'est contre-commercial, je ne comprends pas qu'on vienne déranger les gens chez eux le week-end à des heures indécentes (10h30 ! quel scandale !).
Bref. Evidemment, c'était l'option numéro 2.
"Bonjour Madame-Machin-!, articule une voix à l'accent asiatique. Je suis André Dupont (mon oeil) de la société Schmöll Telecom, et j'ai le plaisir de vous annoncer que votre numéro a été sélectionné pour recevoir le dernier téléphone portable Schmöll Telecom, qui fait téléphone, appareil photo avec la mémoire d'un éléphant et les options four à micro-ondes et toasteur. Tout cela gratuitement pour vous, Madame-Machin-! Etes-vous intéressée ?"
S'ensuit tout un blabla sur les forfaits hyperavantageuxuntrucdeouf de Schmöll Telecom "et vous Madame-Machin-!, vous avez déjà un forfait ? Chez quel opérateur ? Et ça vous coûte combien ? Mais c'est cher, ça, Madame-Machin-!. Chez Schmöll Telecom, nos forfaits commencent à 29,99 euros et vous avez droit d'appeler tous les fixes et tous les opérateurs de mobile tous les soirs entre 20h et 24h en illimité pour ce tarif exceptionnel, Madame-Machin-!".
J'ai horreur de ce genre d'appel, parce qu'à chaque fois je crois que j'ai des amis alors que ce ne sont que des vendeurs qui me prennent pour une truffe et que je n'aime pas ça. Mais là, j'ai eu envie de poursuivre la conversation pour le mettre face à ses contradictions et lui ricaner au nez devant les tarifs mirobolants et vachement mieux que ce que j'ai et que vous devez changer tout de suite Madame-Machin-!.
Donc zou, en voiture Simone :
Moi : "J'aime pas utiliser le portable, de toute façon je m'en sers pour le boulot, alors les appels illimités entre 20h et 24h, bof"
Henri Martin : "Mais vous pouvez appeler sur les autres opérateurs et les fixes pour votre famille, Madame-Machin-!"
Moi : Nan, j'aime pas le portable et j'ai un fixe (sur lequel vous me harcelez, by the way).
Pierre Paul Jacques : " Oui, mais ça vous coûte chez sur le fixe, Madame-Machin-!, alors qu'avec Schmöll Telecom...
Moi : Nan, c'est illimité sur les fixes, depuis mon fixe
Lui : Oui, mais... Et nos forfaits sont paschersdutoutbonneaffaire, à partir de 29,90 euros par mois seulement. Vous payez combien tous les mois, Madame-Machin-! ?
Moi : 50 euros
Yves-Charles : Mais c'est cher, ça, Madame-Machin-! [je me répète, mais c'est un effet stylistique] : moi je vous propose un forfait à 29,90 euros par mois seulement pour 2h + les communications gratuites et illimitées le soir entre 20h et 24h !
Moi : J'ai 6h pour ce tarif-là
Lui : Oui, mais...
Bon, je vous épargne le reste. Ca a juste duré un moment, j'ai dit : "OK, balancez la marchandise, puisque vous me jurez vos grands dieux que j'ai pas besoin de m'abonner pour le recevoir". Ce qui évidemment était faux puisque j'avais le droit d'attendre pour m'abonner mais que si je ne m'abonnais pas, eh bien tintin le portable, on revenait l'arracher à mon affection.
M'en consolerait. Mais ma plus grosse déception, c'est de n'avoir pas réussi à l'amener à se rendre compte de son propre ridicule à proposer des trucs ridicules avec des offres exceptionnelles utilisables gratuitement-Madame-Machin-!, si-vous-êtes-en-équilibre-sur-une-jambe, un-éventail-coincé-entre-les-doigts-de-pieds-gauche et avec- trois-verres-à-pied-dans-la-main-droite, portant-un-entonnoir-renversé- sur-la-tête et en-chantant-la-Marseillaise-en-verlan-Madame-Machin-!
(très important le : "Madame Machin point d'exclamation dans la voix !")
Aujourd'hui, je bossais tranquillement chez moi, quand tout à coup, le téléphone vient m'arracher à mes réflexions.
- "Bonjour Madame-Machin-! articule une voix à l'accent asiatique. Je suis André Dupont de la société Schmöll Telecom..."
01:50 Publié dans Chronique de la vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
20/04/2006
Mes zaventures
Je voudrais vous raconter une histoire qui me fait croire en la vie, encore et toujours. Je vous préviens : ça commence mal.
Tout commence un jour comme un autre, à un détail près : c'est jour de lessive. Plurienamettre en vue donc expédition linge sale chez... Pôpa-Môman. Ben oui : pas de lave-linge chez moi, une passion très modérée pour les laveries publiques et des parents qui n'habitent pas si loin m'ont convertie. Donc encombrée de mon sac à main (vous voyez le sac de Mary Poppins ? C'est un sac à main de chihuahua à côté du mien) + sac qui déborde de linge sale, je me rends d'un pied vaillant chez mes géniteurs.
Petit arrêt au supermarket du coin passe que j'ai besoin de ravitaillement et que je suis une grosse paresseuse donc que je dois le faire maintenant sinon ce sera jamais, puis arrêt banque (c'est sur le chemin + c'est encore ouvert, c'est un signe et je me dois d'en profiter) puis arrêt parents.
Là, blackout total.
Tout ce dont je me souviens, c'est que 3 semaines plus tard, mon jean fêtiche et mon pantalon noir des dimanches, fêtes et entretiens n'ont toujours pas réapparu. Donc expédition punitive prévue pour récupérer mon bien. Hop ! Ptit dîner avec la familia parce qu'ils sont contents de me voir et moi aussi et récupération de mon linge propre (je vous rassure, j'en avais récupéré une partie entre temps et déposé quelques autres chargements aussi). Mais pas de jean fêtiche ni de pantalon noir chéri. A tous les coups, ils sont à repasser. Tant pis, je prends mon mal en patience.
Encore une semaine plus tard, je suis en réel état de manque : il me faut ces pantalons, rontudju ! Donc je retourne chez mes parents, cherche frénétiquement mes biens dans les armoires des uns et des autres, le tas de fringues repassées, celui de fringues à repasser, le linge sale, le linge propre, le linge qui traîne...
Rien.
C'est là que je commence à m'angoisser. Une fois, un pantalon a disparu 6 semaines, au bout desquels il est réapparu miraculeusement dans le tas des affaires repassées. Mais là, je sens que c'est plus grave. Qu'il se passe quelque chose qui dépasse tout ça. Et je fais bien.
Car en y réfléchissant, je comprends avec terreur que, c** tête en l'air comme je suis, à tous les coups, forcément, j'ai largué mes fringues à l'aller ou au retour, dans l'un des endroits où je me suis arrêtée. Sueurs froides, frissonnements dans le dos, angoisse totale, grave.
Je me jette sur le bottin des pages jaunes, mon téléphone et je harcèle les caissières des magasins en question ainsi que le rontudju de central téléphonique de secrétariat général à la c** de ma banque, à qui il faut que j'explique longuement qu'il faut que je parle à ma banque, à mon agence à moi et que c'est une question de vie ou de mort. Finalement, aucun n'a vu un paquet correspondant à ma description. Je ne comprends pas, enfin pas jusqu'à ce qu'un de mes interlocuteurs ne m'achève d'un "peut-être que quelqu'un l'a trouvé dans un rayon et l'a gardé".
Là, c'est l'horreur. Mon pantalon noir préféré, mon jeanàmoi, portés par une inconnue profitant de leur faiblesse... La vision me fait horreur. Je me maudis, maudis le monde entier, tous ces gens malhonnêtes qui ne rendent pas leurs affaires aux tête-en-l'air (les meilleurs d'entre nous, sinon le monde serait ch... moins marrant)
Deux mois plus tard, ma mère a retrouvé mes vêtements au fond d'un placard.
Un placard où je ne les range jamais - c'est donc quelqu'un de mal intentionné qui les y a rangés.
Mais je suis bien contente d'avoir récupéré mon bien, qui me signale au passage que j'ai pris 2 kg, vu que je ne rentre plus dedans. Monde cruel...
18:45 Publié dans Chronique de la vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15/04/2006
WE de Pâques
Week-end de trois jours en perspective. Chouette. La personne avec qui j'aurais bien voulu passer ces quelques jours n'étant pas là, je me dis que c'est l'occasion ou jamais de voir ma famille. Et ça tombe bien, car ce WE tout le monde se retrouve dans la maison familiale. On sera 15.
Soudainement, cette perspective me donne froid dans le dos. Quinze personnes ensemble pendant 3 jours, ça fait beaucoup de monde, beaucoup de temps et pas beaucoup de place... Bon, tant pis, j'y vais quand même, on fera en sorte que ça se passe au mieux.
J'ai donc rendez-vous ce matin chez mes parents. On doit partir entre 11h et 11h30, sans doute plutôt vers 11h30 puisque ce n'est pas nous qui avons les clés et qu'il ne faut pas risquer d'arriver trop tôt. Mon père a déjà son manteau sur le dos quand j'arrive : c 'est mauvais signe. Suis-je en retard ? Apparemment pas, puisque si c'était le cas, il aurait piqué une colère.
Donc ça s'annonce bien. Ouf !
J'allume l'ordinateur pour vérifier un truc important et là, il commence : "Arrête ça, t'es déjà en retard, tu avais dit que tu arriverais il y aune demi-heure, ne nous mets pas davantage en retard !" J'explique que c'est important et que j'en ai pour une seconde.
J'aurais mieux fait de me taire. J'ai déclenché la tempête. Mon père s'est mis à hurler que j'étais déjà en retard et qu'en plus, j'en rajoutais une couche. Je lui réponds qu'on n'avait pas fixé d'horaire. "Si, tu avais dit entre 10h et 10h30 !", "Je ne me souviens pas de ça", réponds-je, vu qu'effectivement, je ne me souviens pas de ce qu'on a dit, mais bon, il est 11h et on a dit qu'on partait entre 11h et 11h30 - donc de toute façon, ça n'est pas un drame.
Et là encore, j'aurais mieux fait de me taire. La tempête est devenue un ouragan : "Tu mens !"
...
Je mens ? Alors, ne pas se souvenir de quelque chose, c'est mentir ? Dire qu'on n'a pas dit ceci mais cela, c'est forcément une action mauvaise, voire vicieuse ?
Il faut préciser quand même un truc : mon père est un emmerdeur. On dirait que son but dans la vie, c'est de chercher la bonne excuse pour déclencher une dispute. Et son truc dans les disputes, c'est de se mettre à hurler immédiatement, comme si c'était gravissime.
Donc ma mère s'y est mise en lui disant d'arrêter de hurler et de se calmer. Il a répliqué que je mentais, qu'il avait horreur que je mente. J'essayais de dire que non, je ne mentais pas et qu'on n'avait pas dit ça. (Comme vous voyez, y a mort d'homme, tout ça nécessite vraiment des hurlements)
Et là, soudainement, j'ai eu une vision de ce que serait le WE. Même en faisant de mon mieux pour que la paix règne dans la maison, j'aurais mon père sur le dos 24h/24. Pas une minute pour me sentir juste contente d'être là. Et le pire, c'est que si je prenais la décision de me taire (histoire de ne pas empirer la dispute), voire, mieux, de m'excuser en reconnaissant que je m'étais trompée d'horaire, il en aurait conclu que je reconnaissais implicitement mon "mensonge" et serait parti avec l'idée qu'il pouvait m'en mettre plein la tronche tout le WE, puisque je n'étais qu'une menteuse.
Devant ces réjouissantes perspectives, j'ai préféré ne pas venir. Du coup, ma mère s'est vraiment énervée et a monté le ton, en disant à mon père de s'excuser. Il a refusé, vu que je mentais éhontément. Ma mère est venu me voir pour me demander si je comptais les rejoindre le lendemain.
Le problème, c'est que le lendemain, ç'aurait été pareil. Avec 24h de décalage. J'ai dit non. Du coup ma mère, furax, a dit à mon père qu'elle n'irait pas non plus. Et mon père a répliqué "Eh ben moi non plus, puisque c'est comme ça !"
(véridique)
Du coup, les deux parents se sont enfermés dans leur chambre pour se hurler dessus un bon coup. Evidemment, je me suis sentie conne puisqu'à cause de moi, ils étaient de train de s'engueuler et de foutre leur WE en l'air.
Alors, je suis partie.
Joyeuses Pâques.
11:50 Publié dans Chronique de la vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
14/04/2006
L'immobilier, c'est chanmé
Depuis quelques temps, je regarde les annonces immobilières.
Parce que dès que j'ai un rontudju de CDI (espèce en voie de disparition) et que j'ai passé la période d'essai, j'm'endette et j'investis dans la pierre. Vu le tour que prennent les événements, il y a en effet fort à parier que ma retraite n'en pâtira pas. Donc : on couvre les arrières et on prévoit l'imprévisible. D'autant que ma génération vivra longtemps et que la jeune génération sera moins nombreuse. En un mot : gouverner, c'est prévoir. Donc, zou !
Tout ça pour dire que ce qu'on voit dans les annonces immobilières est parfois assez étonnant.
J'ai vu, par exemple, une annonce pour une chambre de bonne de "8,51 m² loi Carrez mais 21,36 m3". Au début, je n'avais pas vu que les 21,36 m3 étaient des mètres cubes. Alors vous, je ne sais pas, mais moi, c'est bien simple : je ne visualise pas du tout.
Hier, dans un journal gratuit, j'ai failli faire un infarctus en voyant une annonce démentielle pour un studio de 25 m² dans un chouette coin pour... 25 000 euros. J'ai pensé appeler aussitôt puis j'ai réfléchi qu'ils avaient dû oublier le 1 devant, ou alors un 0 derrière le 25 (allez savoir, avec les prix d'aujourd'hui !). Il y avait aussi un superbe duplex de 6 pièces sur l'île de la Jatte (Neuilly sur Seine, pour ceux qui ne connaissent pas, comme dans "Auteuil, Neuilly, Passy, c'est pas du gâteau / Auteuil, Neuilly, Passy, tel est notre ghetto"). C'était affiché à 100 000 euros. Enfin,c 'est ce que j'ai d'abord cru : en fait, il y avait un autre 1 sur la ligne du dessus... Encore une fausse joie !
10:58 Publié dans Chronique de la vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24/03/2006
Tout le monde ne peut pas être SJP*
Vous connaissez Sex & The City, j'imagine ?
Cette série américaine super (comme quoi ils n'ont pas que des idées idiotes, outre-Atlantique) raconte les tribulations de 4 copines célibataires super bien sapées et chaussées. Ces filles-là n'ont peur ni de croquer les hommes ni dfe claquer 375 $ dans une paire de Merveilleux Pratique avec 15 cm de talon... Et on veut nous faire croire qu'elles n'ont pas mal aux pieds (mon noeil !)
Eh bien moi aussi, j'ai décidé de devenir une tombeuse branchouille. Je me suis donc offert une adorable paire de chassures, des mocassins à pompons (la touche sérieux) qui ressemblent à ceux des Indiens (la touche ethnique) mais avec des talons de... ouhlala ! beaucoup (la touche sexy-femme-fatale-même-pas-peur-de-tomber). Mais je dois reconnaître que, toute intimidée de la hauteur des engins, je les avais courageusement relégués au fond de mon placard pour le jour où "je n'aurais pas à marcher beaucoup" ou bien celui où j'aurais besoin d'échasses ou encore celui où je devrais me servir d'une botte secrète (subtil jeu de mots, héhé) pou remporter euh... disons l'adhésion générale.
Ce jour ne s'est pas encore présenté (à mon grand soulagement).
En revanche, le jour de la pénurie de chaussettes propres est arrivé. Ce matin. Et là, dans l'urgence du "ouhlala, jvais être en r'tard", il a fallu prendre une décision.
Il ne me restait que des chaussettes-collants. Qui ne vont donc pas dans des baskets, mais dans de délicates chaussures féminines. Et là, le temps s'écoulant de plus en plus chaque seconde, j'ai du me résoudre à chausser les terribles talons trop sexy.
Eh ben je n'avais même pas mal. Enfin, au début. Parce qu'à peine arrivée dans la rue, je me suis rendu compte que la chaussure de gauche me serrait un peu et que celle de droite, pas assez. Ce qui signifie que je devais avancer la jambe droite sans la décoller du sol, sinon je perdais entièrement la chaussure à chaque pas. Bref : je devais boiter pour avancer. Et si je ne boitais pas, je devais me rechausser tous les 2 mètres. J'ai alors envisagé de courir en faisant de petits pas pour aller plus vite (je commençais à perdre pas mal de temps avec tout ça !)? C'était ridicule : je devais faire des tout petits pas, comme une Chinoise dont les pieds auraient été bandés toute sa vie, je faisais beaucoup de bruit, attirais l'attention générale sur ma pomme (tous mes voisins de quartier savent que j'ai de nouvelles chaussures et que je ne sais pas marcher avec). Bref, j'ai du renoncer.
J'ai tout de même réussi à arriver au boulot, au prix d'efforts permanents et démesurés, contractant les orteils gauche par manque de place et étirant ceux de droite en un éventail le plus large possible pour garder un bout du pied dans la chaussure à chaque pas...
Et là, pour me soulager pour le reste de la journée, il a bien fallu que je me rende à l'évidence : ces chaussures prétendent être de la même pointure mais ne le sont à l'évidence pas. Donc, il me faut UNE demi-semelle. Sauf qu'évidemment, je n'en avais pas sous la main.
Heureusement, n'écoutant que mon inventivité géniale et pas du tout ma conscience qui m'avertissait que ça risquait de me faire passer pour une folle, j'ai commencé à faire les poubelles du service.
Finalement, j'ai trouvé ce que je cherchais : un bout de carton.
J'ai posé la pointe de mon pied dessus, j'en ai dessiné le contour, ai découpé la forme obtenue et l'ai glissée dans ma chaussure.
C'est vachte bien et moins cher qu'au supermarché.
* SJP : Sarah Jessica Parker, qui incarne Carrie dans Sex & the City
14:25 Publié dans Chronique de la vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20/03/2006
Service public : que je t'haine
Petit recours à ce cher bon vieux service publi tout à l'heure :
Je n'appelle pas le 118 000; vu que ça marche pas. Je compose donc ce cher bon vieux 12.
- Bonjour, je voudrais le numéro de téléphone du groupe MAchin Chose, à Paris, s'il vous plaît.
- Alors, Groupe Ma**in Chose, sur ville de Paris, c'est bien ça ?
- (doute sur Machin ou Martin, suis pas sûre d'avoir bien entendu, mais je pense avoir été claire) Oui, oui.
- Ah ben je trouve rien.
- Machin Chose, sur Paris ?! (un peu suprise quand même, parce que c'est un gros groupe et que je connais leur adresse, qui est bien parisienne)
- Machin Chose sur la ville de Paris ? (elle recommence) ... Ben non, toujours rien.
- Bon, ben, vous pouvez essayer avec l'adresse suivante : 12 rue de...
- Ah nan, hein, vous z'avez droit qu'à deux renseignements, que la réponse soit positive ou négative.
- Mais c'est la même demande !
- Ah nan, hein, vous avez posé deux questions !
- Mais...
- tut... tut... tut...
Je hais le "service" public
14:35 Publié dans Chronique de la vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
17/03/2006
Les conséquences du CPE
Décidément, les jours de manif' sont de pire en pire.
Des étudiants qui manifestent contre le CPE, ça peut se comprendre. Ils sont les premiers visés (menacés ?) par cette nouvelle mesure et c'est normal que ça les énerve un chouia. Mais de là à aller massacrer des bouquins centenaires et à retourner la Sorbonne - qui n'a pas vraiment besoin de ça, je trouve qu'il y a comme un tout petit peu d'exagération. Et encore, je me retiens de ne pas dire tout le bien que j'en pense.
Mais hier, j'ai vu encore plus chouette.
Quartier latin. Je sors du métro : c'est mai 68 à nouveau. Jonchant le sol ça et là, des pavés (!!!), des bris de verre partout, des arrêts de bus massacrés. Et puis, là, un kiosque qui n'a pas survécu au passage de la foule en délire. Un petit kiosque de rien de tout, un de ceux qui sont tenus pas un type qui reste coincé dans un mètre carré toute la journée, qu'il pleuve, vente ou neige. Qu'il fasse -5°C ou +40°C. Un type qui subit la concurrence de chaînes comme Rel** et qui gagne une somme ridicule sur chaque vente qu'il fait. Bref, un type qui a une vie de pacha et absolument pas besoin de son instrument de travail.
Eh bien ce matin, il a dû être ravi : son kiosque a été incendié. Les vitrines, brisées. Et les magazines qui n'ont pas été dispersés aux quatre vents, pillés par des passants peu scrupuleux.
Sans commentaire.
11:09 Publié dans Chronique de la vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
10/03/2006
Les zartistes
Parfois, je me sens vraiment bête. Ou alors, à côté de la plaque.
Hier était un de ces jours. Je me suis rendue au spectacle de Irene Akiko Iida, intitulé YoGaMoi, à la Maison des Cultures du Monde. Je ne savais pas trop à quoi tout cela allait ressembler. Il s'agit d'un artiste japonaise née au Mexique, qui a appris les danses traditionnelles nippones et des tas d'autres arts corporels. Elle a conçu un spectacle original et très personnel, qui donne enfin tout son sens par un exemple ô ! combien parlant à ce qu'on nomme une "performance". Hier, ce terme a véritablement pris tout son sens pour moi.
Car après une partie de danse en grand kimono, avec éventail et jeux de manches, tout dérape. La danseuse, comme un pantin, semble se désarticuler d'une étrange façon, entre la marionnette et l'alcoolique proche du coma éthylique. Elle finit par terre, pliant ses jambes... à l'envers. C'est là qu'on réalise qu'elle danse de dos, un masque sur l'arrière du crâne, depuis le début.
Puis elle se lance dans des saynètes bizarres, alternant mimes des voyageurs d'un bus (le vieillard chargé, la mère et son nouveau-né, l'ado indolent...) et apartés face à son éventail déployé où elles pousse des "ôm" et des cris stridents accompagnés de gestes excessifs et répétés.
Hyper bizarre.
Tout s'est achevé sous un long et lourd tissu dont elle a surgi nue (l'innocence de la nature sous le voile des Afghanes ?), elle a marché vers la lumière.
Bref, 50 minutes de perplexité totale, où j'hésitais entre l'ahurissement et l'interrogation, me demandant si quelque-part-au-niveau-du-vécu, elle ne se foutait pas un peu d'un public qui se croit intello en regardant des compositions vivantes insensées. En fait, non, elle est venue saluer émue aux larmes, l'air vivement reconnaissant envers le public de tant la soutenir.
Conclusion : j'ai encore des progrès à faire (?).
13:30 Publié dans Chronique de la vie quotidienne, Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




