04/04/2006

Un homme, un vrai !

Nous les filles, on aime les hommes, les vrais.

Ne croyez pas les féministes qui disent que les femmes aiment les hommes qui assument leur côté féminin, qui sont tendres, paternels, qui aident à la maison, qui font les courses et les massages, qui s'occupent bien de leur progéniture et qui aiment leur maman (mais pas de façon envahissante).
Bon, enfin, si, on les aime aussi mais pas que comme ça.

Car les femmes aiment, malgré tout, les hommes poilus, virils, protecteur et parfois dirigistes, voire un rien machos. Les hommes qui ont une voix grave, qui boient des bières, qui aiment le foot et qui foutent le bordel chez eux. Si, si : c'est attendrissant. Je veux dire : rassurant.

Parce qu'on en a marre des lavettes qui n'osent pas dire "ta gueule" à leur conjointe sous prétexte d'égalité des sexes et de dialogue au sein du couple, même si elle fait ch... et qu'elle les enquiquine avec une crise de jalousie sans raison. 

Parce qu'un homme qui la ferme trop passe pour un faible.

Parce qu'un homme qui fait la vaisselle, le ménage, le repassage, le lavage des enfants, du linge, de la maison, ça fait pas sérieux !

Parce qu'une femme reste la procréatrice, le Tabernacle de la Vie, l'Enfanteuse et la Nourrisseuse, qu'en plus un autre mâle pourrait la convoiter si le conjoint n'y fait pas gaffe et que faudrait voir à protéger virilement tout ça : sa femme et donc, sa descendance. 

Moi, j'ai eu la révélation hier soir. Je regardais "Au suivant", avec Alexandra Lamy et Clovis Cornillac. Alexandra Lamy y est Jo (-séphine), directrice de casting un peu directive qui casse un peu le pauv' Clovis Cornillac, acteur doué mais à la ramasse, un peu beauf sur les bords mais gentil dans le fond, serviable et discret. Elle l'envoie paître, le trouve un peu méprisable et ne se prive d'ailleurs pas de le mépriser. Lui, il n'est pas chiant, juste beauf.
Enfin, il fait beauf jusqu'au moment où on le voit s'occuper de sa fille (sa femme est morte) avec amour et tendresse, mais avec autorité aussi (il lui dit gentiment "Et alors, Anaïs, les dents, l'école, tout ça... faut se dépêcher") et, surtout, surtout, jusqu'au moment où il tombe la chemise.

Rhaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah  ! Quel homme, mais quel homme !
Un vrai, un fort, un poilu un rien costaud, avec des pectoraux comme ça et une toison, que je vous dis que ça ! Pffffff... La midinette en moi s'est complètement réveillée à ce moment-là et j'ai réalisé combien une chemise violette à pois vert sous une cravate marrone t bleu peut cacher des trésors de sexytude. Et attention, c'est pas de la petite gonflette de salle de gym, entretenue avec soin par un mec propre sur lui qui se met beaucoup de gel dans les cheveux le matin. Non : de la force brute, animale, massive. Une sculpture épaisse et forte. Un vrai taureau.

Bref, sous le gentil neuneu, la bête, l'homme, la virilité.
Le mec qui sait à la fois être gentil (avec sa fille, sa femme et les gens en général) et viril (fort, poilu -oui, je sais, je me répète - rassurant). L'homme parfait quoi !

 

Clovis : épouse-moi ! 

24/11/2005

Cold Mountain : Où sont les sous-titres ?

Je reste toute confuse après une super soirée DVD en solo et pantoufles... J'ai notamment regardé d'un oeil curieux "Retour à Cold Mountain". Bon, ok, c'est un film de midinette, mais que celui à qui ça n'est jamais arrivé me jette la première VHS. Et en plus, je ne suis pas allée le voir au cinéma... Mais je me souviens qu'à l'époque, les critiques n'étaient pas mauvaises. Alors, certes, tout n'est pas à jeter dans cette bluette sur fond de guerre de Sécession, mais je dois dire que je reste sérieusement perplexe.

1) Si quelqu'un dans la salle peut m'expliquer pourquoi, pour incarner une jeune fille pure et noble d'une vingtaine de fraîches années, Anthony Minghella a choisi Nicole Kidman, qui cumule presque quarante balais, qu'il me donne sa version ! Rien que ce détail qui, à mon sens, n'en est pas un, joue un cruel tour à cette non-farce. Franchement, vous trouvez ça crédible, vous ? Moi, pas. D'accord, d'accord, elle a un teint et une taille de jeune fille et presque pas de rides (progrès de la cosméto et du cinéma ! ) mais bon, la voir minauder comme une adolescente effarouchée, y a un moment où ça frise le ridicule ! Non ?

2) Secundo, son personnage tombe amoureux de celui incarné par Jude Law. Là, deéjà, j'adhère vachement plus. En revanche, je n'ai toujours pas compris à quel moment ils se séduisaient mutuellement et devenaient fous l'un de l'autre. En gros, au début du film, il cloue le toit de la chapelle du père de Kidman (il est pasteur, pas prêtre défroqué, ça ferait mauvais genre), et elle lui apporte du cidre pour se désaltérer - comme à tous les autres hommes qui bossent. Et là, je suppose qu'elle a une façon hyper sexy de tenir son plateau de verres de cidre ou de dire des banalités, mais pour lui, c'est la révélation. Ah.

3) Enfin, Kidman lui écrit des lettres enflammées pendant des mois et des mois et même des années après, en gros, lui avoir offert deux fois un verre de cidre, causé trois fois après l'office et donné un baiser passionné. C'est l'extase, ça le tient debout pendant toute la guerre et lorsqu'elle lui demande de revenir (les souvenirs commencent à s'effilocher et c'est normal, il y en a peu), il rentre. Il fait un sacré bout de chemin à pied, bravant le froid, la faim, les milices et autres dangers de la route pour ses beaux yeux. Mais à peine rentré, après de longs mois de voyages (que ceux qui n'ont pas vu le film mais comptent y remédier cessent ici leur lecture), eh bien en moins de 24h, hop ! il se fait zigouiller. Heureusement, ils ont connu une nuit d'extase juste avant. Et, même si ce n'était pas le but, c'était visiblement la bonne puisqu'elle a une fille de lui.
J'adore les fins heureuses. Même quand je ne comprends pas toute l'histoire qui précède.

4) Zi end.