11/05/2005
L'affaire Juliana Sgrena / Nicola Calipari
A tous ceux qui ont suivi avec intérêt les péripéties du sauvetage de la journaliste italienne Juliana Sgrena et de la mort de l'agent secret Nicola Calipari, un site web intéressant qui reproduit le rapport de l'armée américaine sur "l'incident", tel que paru dans la Republicca... Et qui en dit long (encore !), sur la finesse des soldats US.
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09/03/2005
Envoyé spécial sur les cosmétiques
Horreur du week-end et terreur dans la salle de bains. Le 3 mars 2005, France 2 diffusait un épisode de son magazine Envoyé Spécial. Sous la loupe, les cosmétiques.
Tous ces machins dont on se badigeonne le visage pour paraître plus jeune, ces trucs qu'on se colle sur les yeux pour attirer les regards, ces crèmes dont on s'enduit des pieds à la tête pour s'hydrater et jusqu'au plus innocent shampooing, tous ou presque se révèlent dangeureux. Car dans leur composition entrent en compte toutes sortes de produits cancérigènes, allergènes ou ayant, plus largement, une influence néfaste sur notre santé.
Qu'on se rassure, toutes les marques n'utilisent pas les mêmes produits, tous les composants ne sont pas nocifs et surtout, ils sont utilisés en quantités infinitésimales, ne doivent pas franchir pas la barrière de la peau et ne peuvent donc, en théorie, nous faire du mal. A écouter les marques, ces produits nocifs ne le sont donc pas. Peut-être. Mais une scientifique anglaise interviewée pendant l'émission racontait que sur 20 échantillons de cellules cancéreuses issues de seins malades, 18 contenaient du paraben, un conservateur apparemment connu pour ses "propriétés" cancérigènes. Alors, certes, un déodorant n'est pas supposé se glisser sous la peau, mais comment expliquer sa présence dans les cellules des seins ? Et comment ne pas paniquer à l'idée que... 90% des échantillons malades de cette scientifique contiennent effectivement un produit cancérigène ?
Les produits dangeureux
Aux premiers rangs des produits dangeureux : le paraben et tous ses dérivés (présents dans quantité de cosmétiques), les éthers de glycols et là encore tous les dérivés (en -ol pour la plupart) et l'aluminium, présent dans les déodorants et dont on connaît de longue date son influence dans la maladie d'Alzheimer.
Bref, tout ça n'est pas fait pour nous rassurer et je me suis juré de jeter tous mes cosmétiques sitôt que les flacons seraient finis. Je songe avec effroi que cela doit faire 10 ans que je m'étale quotidiennement des produits cancérigènes sur le visage, aux aisselles et, en règle générale, sur tout le corps... Dès que possible, j'investirai dans des produits 100% bio et tant pis si cela me coûte les yeux de la tête. Plutôt ça que de jouer à la roulette russe avec ma santé !
Après de longues et infructueuses recherches sur internet, j'ai fini par dénicher sur le site de l'EWG (Environmental Working Group) la liste de l'intégralité des produits utilisés dans l'industrie cosmétique, qui énonce pour chacun les problèmes qu'ils sont susceptibles d'entraîner ou, au contraire, assure de leur parfaite inoccuité. Il suffit de sélectionner le nom du composant dans une liste ou de choisir un type de produit pour en connaître les caractéristiques. Il y a même un top 10 du pire et du meilleur dans chaque catégorie ! Très pratique et assez terrifiant, puisque certaines grandes marques sont citées parmi les produits les plus "inquiétants pour la santé"*.
Alertes répétées
Envoyé Spécial surfe sur la vague de l'alerte à la pollution, au sens large, après cette enquête aussi amusante qu'effrayante menée en avril 2004 par le WWF. L'étude DetoX, menée auprès de 46 personnes dont 39 députés européens, avait pour but de dépister la présence de quelques uns des 101 produits d'une liste de substances toxiques. Les résultats sont franchement alarmants : en moyenne, 41 produits détectés chez chacun (avec un pic à 54), 13 substances systématiquement retrouvées dans les analyses de tous les volontaires et 76 produits différents dénombrés en tout ! L'une des volontaires, pas plus épargnée que les autres par ces "contaminations", affirmait ne pas savoir d'où cela pouvait venir puisqu'elle était déjà consommatrice de produits bio... Chez certains, un métabolite du DDT a été retrouvé alors que le DDT est interdit depuis... les années 1970 !
Mais là encore, il ne faut pas s'emballer. Les liens entre ces substances et des maladies sont, certes, établis pour certains produits mais pas clairement définis pour tous. On peut cependant supposer que leur combinaison avec la pollution ambiante et les composants toxiques des cosmétiques ont une influence néfaste sur notre organisme. Et qui, de nos jours, peut se vanter d'éviter tous ces pièges ?
Autres sources d'information :
- Greenpeace a mené une campagne, Toxiques, pour avertir des dangers de certaines des 100 000 molécules chimiques industrielles qui font maintenant partie de notre environnement quotidien.
- Nice Future consacre un long article à ce sujet
- Sur l'étude DetoX, un florilège d'articles
* en anglais
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