20/04/2006
Conséquences du CPE (suite)
Pour ceux qui s'inquiétaient du sort d'une victime collatérale du CPE, j'ai des infos :
- le kiosquier est une kiosquière
- elle est effectivement dans une situation financière "délicate" (vu qu'elle perdu son instrument de travail, c'est pas surprenant)
- mais une collecte de solidarité est effectuée.
Si vous voulez participer, il faut donner votre contribution au kiosque qui se trouve en face de l'entrée du Bon Marché (métro Sèvres-Babylone). Et le kiosque qui a été pillé est celui qui se trouve boulevard Raspail, contre le petit square.
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10/04/2006
Policiers ripoux et exemplarité de la punition ?
L'affaire des policiers ripoux de Seine-Saint-Denis est éloquente.
Il semble que la conclusion qu'il faut en tirer, c'est qu'une agression sexuelle menée par un représentant de la loi est moins grave que celle menée par un quidam. Ah.
C'est marrant, j'aurais pensé exactement l'inverse. Qu'un type qui est supposé vous protéger vous agresse me semble plus grave et répréhensible qu'un type qui n'a jamais rien promis de ce genre et n'a pas cherché à vous le faire croire. D'autant qu'un policier, outre qu'il doit protéger les honnêtes citoyens, représente la loi. Il est donc auréolé d'une certaine autorité. Donc, s'il rackette un vendeur à la sauvette, pique le pétard d'un jeune pour le fumer et se fait "offrir" une fellation par une prostituée, il est deux fois plus coupable.
Il faut croire que ce n'est pas l'avis de tous, puisque les 7 policiers pourris qui se sont livrés à ces activités s'en sont tiré très très bien : 3 et 4 ans pour les plus punis (des relations "consenties" avec des prostituées, et pas des agressions sexuelles, soit disant), rien du tout pour le moins mouillé ! Ca va peut-être vous étonner, mais je trouve ça scandaleux.
Je pense même que tous ceux qui sont supposés représenter l'Etat, le bien public, l'autorité, la loi... devraient bien sûr pratiquer la "pédagogie de l'exemple" (en gros, montrer le bon exemple) en étant plus intègres que les autres mais également, pour la même raison, être plus punis en cas de défaillance.
Ca me rappelle cette histoire, il y a quelques temps : un juge qui venait de faire un long discours sur les questions éthiques pour les personnels de justice a été reconnu coupable... d'un vol de carte bleue avec laquelle il s'était payé les services d'une prostituée.
C'est du joli !
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22/03/2006
Pourquoi la prescription ?
Il existe en droit une notion que je ne comprends toujours pas : la prescription.
La définition en est la suivante : "Consolidation ou extinction d'une situation juridique par l'écoulement d'un délai. La prescription est dite acquisitive, si l'écoulement du délai a pour effet de faire acquérir un droit à celui qui l'exerce, extinctive, si elle fait perdre un droit."
En l'occurrence, c'est la prescritption extinctive qui me fait m'interroger.
Doit-on considérer qu'au-delà de 10, 15 ou 20 ans, quelqu'un n'est plus coupable de ce qu'il (elle) a fait ? Qu'un assassin n'a plus tué ou, en tout cas, ne mérite plus de punition ? Qu'un violeur n'a pas détruit une personne et bouleversé sa vie ? Qu'un vol n'a pas eu de conséquences et dépouillé l'autre ? Que tout ce que ces événements ont eu comme conséquences, positives pour l'un et négatives pour l'autre, n'ont pas existé ?
Imaginons un instant que l'affaire d'Outreau n'ait été révélée que 15 ans plus tard : les enfants qui ont été violés, vendus et à moitié torturés n'auraient pas été considérés comme victimes, pas eu la possibilité de se dire que, si leurs parents étaient jugés et emprisonnés, c'étaient que c'étaient eux, parents, les coupables, et pas eux, enfants, les provocateurs, voire les coupables. On nie, en fait, qu'au bout d'un certain temps des personnes puissent continuer de souffrir d'un passé traumatique. On leur dénie le droit d'être reconnus comme victimeet leurs agresseurs comme coupables.
Pire : imaginons le couple Delay encore libres. Non seulement ils continuent leurs agissements sur leurs enfants (ça, la prescirption n'y peut rien) mais leurs enfants ensuite adultes vont, avec un peu de chances réussir à se construire une vie. Ils se marient, ont des enfants. Et là, leur terreur se réveille. Ils n'ont pas porté plainte dans les temps, donc leurs parents sont toujours coupables mais intouchables. Imaginons tout de même qu'ils portent plainte pour la forme : ça ne change rien à leur vie. Et là, arrivent les vacances scolaires. Ils "doivent" laisser les enfants chez leurs grands-parents. Ils sont toujours aussi dangereux, libres et intouchables.
Alors quoi ? Ils vont attendre que l'indicible se produise, que leurs propres enfants soient violés à leur tour, pour "pouvoir" porter plainte avec efficacité ? Puisque les grands-parents sont intouchables aux yeux de la loi, on ne peut les empêcher d'approcher des enfants, leur imposer un suivi psychologique... Il "faut" donc qu'ils aient commis un crime reconnu par la loi dans les temps pour être éloignés de nouvelles victimes potentielles (probables ?).
Alors, certes, j'accumule les "si" et les hypothèses. Mais il est fréquent que celui qui a abusé de ses enfants se "serve" aussi sur ses petits-enfants. Et là, je reste interdite sur la stupidité de la prescription...
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09/02/2006
Burgaud au tableau
L'audition du juge Burgaud a été un grand moment.
On entend parler d'un juge froid, distant, dénué d'humanité. On retrouve un presque étudiant livide, hésitant, sans doute intimidé par tous ces parlementaires qui lui posent des questions. On nous dit qu'il a été inflexible, insensible à toute clémence, sourd aux arguments des uns et des autres. On retrouve un petit mec rabougri, qui ne se tient pas droit dans son costume trop grand pour lui et qui répond à côté de chacune des questions qu'on lui pose. Il rappelle irrésistiblement tous ces cancres qui ont tenté de sauver les meubles, interrogés au tableau devant toute la classe sur une leçon qu'ils ont séchée...
L'arrogant des débuts est-il réellement humble ? Joue-t-il la carte de la discrétion ? En tout cas, ça ne fonctionne pas. Les parlementaires ont l'ai excédés par ses digressions, ses explications embrouillées et ses phrases, toutes plus confuses les unes que les autres, dont on ne saisi pas bien où se situent le verbe, le sujets, les compléments. Il revient en arriève, évite de citer des noms en disant "ils" pour tout le monde. On n'y comprend rien, on n'y voit goutte.
Le pire, dans tout ça, c'est que le p'tit Burgaud explique qu'il a eu "des doutes" tout au long de son enquête et -comble du comble - que "personne ne [lui] a dit qu'[il] faisait fausse route" !
Les parlementaires avancent invraisemblance après invraisemblance pour lui demander des explications sur des comportements abracadabrantesques : "à l'époque, il me semblait que c'était le mieux", se justifie sans cesse le jeune Fabrice. Le "mieux", des confrontations où un accusé doit se justifier face à des mis en examen qui l'accusent, mais aucun des mêmes faits ? Le "mieux", d'entendre des gens en désaccord se mettre alors d'accord sur les perversités de cet accusé qu'ils ne connaissent même pas ? Le "mieux", organiser des confrontations multiples alors qu'il emprisonne les gens séparément pour qu'ils ne puissent pas, justement, se mettre d'accord sur une version commune des faits ? C'est dit avec tant d'ingénuité que ça pourrait prêter à rire si le contexte n'était pas celui qu'on sait.
Mais ce n'est pas tout : Burgaud avance d'autres explications aberrantes de bêtises. Il croit reconnaître des "faits graves et concordants" là où, sur 4 témoignages, 2 seulement présentent des points communs. Il croit malin de demander à la folle Badaoui : "et la boulangère, elle faisait quoi à vos enfants ?" quand la première n'a pas accusé l'autre ! Il trouve pertinent de croire en la parole d'une immonde tortionnaire qui accuse à tout va des gens qu'elle ne connaît pas !
Personnellement, je serais une violeuse d'enfant, un bourreau, une pédophile, bref, une folle qui se fait prendre quasiment la main dans le sac et sachant parfaitement que je vais prendre perpét', n'étant plus à un crime près, j'en profiterais pour faire tomber un maximum d'autres personnes. Par ex, la pervenche qui me colle des prunes tous les jours, la baby-sitter qui demande une augmentation, le patron qui n'a pas voulu me donner un RTT et qui d'autre encore !...
Mais tout ça ne semble pas avoir traversé l'esprit d'un juge si jeune qu'il passe pour un enfant, si peu expérimenté qu'il cite tous ses stages les uns après les autres pour montrer toute sa connaissance du terrain, si peu sûr de lui qu'il marmonne dans sa barbe des phrases inintelligible, mais toutefois assez prétentieux pour ne pas s'excuser et remettre en question ses méthodes hasardeuse...
Espérons que cet "épisode" lui ouvrira les yeux sur ses manquements, ses faiblesses, ses limites et, peut-être, lui apprendra que sortir d'une école, si prestigieuse soit-elle, n'est pas sortir de la cuisse de Jupiter. Errare humanum est, sed perseverare diabolicum est.
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02/02/2006
To catch a predator
"To catch a predator" : c'est le titre d'une émission américaine de type télé-réalité. On n'a pas encore ça en France, mais j'imagine que les chaînes vont se précipiter sur ce genre de programme...
Pour être honnête, je ne sais pas trop quoi en penser. Il est certain que les effets en sont bénéfiques à court terme, mais c'est encore pire que le voyeurisme.
Je m'explique : "To catch a predator", c'est une sorte de caméra cachée pas drôle du tout où des pédophiles en puissance ou confirmés se font attrapper, quasiment la main dans le sac, au moment de rencontrer des mineurs avec lesquels ils comptent avoir une relation sexuelle.
L'idée est la suivante : une équipe d'adultes piège des pédophiles en se faisant passer, dans des tchats, pour des adolescents. Ils "appâtent" leurs proies avec des discussions sexuellement explicites, invitent le type "chez eux". Les hommes arrivent devant la maison, bourrée de caméras cachées, l'équipe des piégeurs est cachée dans une chambre et un camion de policiers attend non loin du lieu du crime pour cueillir les malfrats à la sortie. Les types entrent, entendent la voix de leur rendez-vous qui leur dit d'entrer et de s'installer et se font finalement réceptionner par le présentateur vedette de l'émission. A ce moment, ils font comme si ils venaient en visite de courtoisie mais les questions du présentateur leur fait comprendre qu'ils sont démasqués. L'effet de surprise est extrêmement efficaces puisqu'ils avouent quasiment tous la raison de leur présence... Certains tentent de se justifier et vont jusqu'à avancer qu'ils comptaient expliquer à leur jeune rendez-vous tout le danger qu'il y a à avoir des discussions sexuelles avec des inconnus qu'on invite ensuite chez soi. Ben voyons !
Parmi ces malades, on trouve tous les genres : des jeunes, des vieux, des jaunes, des noirs, des blancs, des verts, des riches, des pauvres, des à qui on donnerait le bon Dieu sans confessions et des qu'on n'aimerait pas croiser seule le soir... Le pire, c'est que 3 des ces émissions ont été diffusées jusqu'à présent, avec des arrestions record : 37 hommes en même pas 6 jours, pour les deux premières émissions (la prochaine aura lieu le 3 février sur NBC) ! Ce qui n'est guère rassurant pour nos chères têtes blondes, peu conscientes des dangers d'Internet.
Alors, évidemment, le "bénéfice" de cette émission est immédiat : on attrappe le type sur le fait. Mais je m'interroge... Ces types ont peut-être le droit à un certain contrôle de leur image ? Comment la télévision et les journalistes peuvent-ils prendre la place de la police (même si ce ne sont pas eux qui procèdent, évidemment, aux arrestations) ? Est-ce que, d'ailleurs, ce type d'émission ne risque pas d'avoir un effet doublement pervers en informant les pédophiles sur ce genre de pratiques ?
Il y a quelques années, j'aurais pensé avec soulagement "ce n'est pas en France que ce genre d'émission risque d'être diffusée". Maintenant, je n'en suis plus si sûre. Et je ne sais pas s'il faudrait y voir un voyeurisme de plus ou une sécurité supplémentaire ?
Pour ceux que ça intéresse, davantage d'informations ici.
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26/01/2006
Leçon chose
Pour nous les femmes, un manuel de... euh, vie de couple (?), datant de 1960, en direct sur le blog de Ziquette :
http://mauvaisehumeur.hautetfort.com/archive/2005/11/29/f...
Je n'ai pas vu l'original mais une bière à celui qui m'en donne les références.
Après avoir lu ça, je comprends mieux pourquoi ma grand-mère disait "un mariage réussi, c'est une femme qui s'oublie".
19:20 Publié dans On croit rêver | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24/01/2006
Trouver du boulot coûte cher
Je suis enchantée : j'ai trouvé une ou deux offres d'emploi sympas. Type : on a des choses à faire et on aurait besoin de quelqu'un de généraliste. Comme moi, ça tombe bien.
Sauf que - car il y a un sauf que - le site propose de donner les coordonnées de l'employeur potentiel contre espèces sonnantes et trébuchantes. Comme si on n'avait que ça à faire : payer pour avoir le droit d'envoyer un CV ! Je pensais plutôt que c'étaient les employeurs qui payaient pour faire publier leur petites annonces...
Certains me répondront que l'employeur saura que seuls les plus motivés dépenseront cette somme ("L'accès aux coordonnées de ce prospect pour 75 Euros ht soit 89,70 ttc" !!), que ça limite donc le nombre de candidatures concurrentes et que ça augmente, par conséquent mes chances à moi.
J'aurais plutôt tendance à trouver que le système s'apparente à du plumage de pigeon et qu'on joue sur le bonne vieille corde de la culpabilité : si tu ne veux pas le faire, c'est que tu n'es pas motivé(e). Et ça, ça ressemble beaucoup à une autre méthode assez en vigueur dans le monde délicieux du journalisme : l'offre d'emploi non rémunérée.
On ne rigole pas, là-bas, au fond ! Eh oui, j'ai déjà vu ça, et pas qu'une fois. L'offre expliquait que vous deviez être (en substance) motivé, dynamique, productif, expérimenté et accepter de travailler gratuitement en échange de la chance exceptionnelle de pouvoir utiliser vos articles dans votre book pour démarcher, ensuite, d'autres employeurs. En gros, on avait l'impression que c'était plutôt un stage d'écriture gratuit, vraiment trèèès sympa avec les rédacteurs, et que vous aviez même l'opportunité de rester propriétaire de vos articles. Chouette, non ?
Pour en revenir au site d'offres d'emploi (vente d'emplois ?) dont je parlais au début de cette note, on a le droit de payer par chèque mais ce n'est pas recommandé parce que "le règlement par carte bancaire s'effectue par téléphone, est sécurisé, et augmente la réactivité de la réponse et donc vos chances de succès". Logique. Mais attention, ce n'est pas fini :
"Une fois ces procédures accomplies, nous appelons le donneur d'ordre pour vérifier que la mission est toujours d'actualité.
> Si l'offre n'est plus d'actualité, nous vous en informons, annulons le contrat, et ne procédons pas à la mise en règlement.
> Si l'offre est d'actualité, nous procédons à la mise en règlement puis nous vous transmettons par mail les coordonnées du donneur d'ordre."
Ah ben oui, c'est malin ça. Et si je paie par chèque, que je l'envoie par la poste, qu'on me renvoie le contrat et que je le signe, que je le renvoie à la société qui édite ces annonce et qu'elle appelle ensuite le donneur d'ordre pour constater que, finalement, l'offre n'est plus d'actualité, qu'il faut donc tout annuler (pour éventuellement tout recommencer une autre fois), je suis sûre que ça a tendance à rendre les chercheurs d'emploi fidèles à ce genre de site. Quant aux employeurs, ils doivent s'étonner du peu de réponses qu'ils reçoivent. Pourtant, c'est bien connu, un chômeur n'a que ça à faire : dépenser près de 90 euros pour avoir le droit de postuler. J'en conclue donc que seuls des employeurs pas très sérieux peuvent avoir recours aux services d'un site aussi peu pertinent. Donc je m'abstiens de répondre à ces annonces.
CQFD et c'est la bonne nouvelle de la journée.
11:40 Publié dans Chronique de la vie quotidienne, On croit rêver | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
10/12/2005
Grève de la SNCF : la honte
L'actualité est toujours une source d'étonnement incroyable. Parfois, je me dis, à observer le monde tourner, que la fiction dépasse presque toujours l'imaginaire.
Quand on voit, par exemple, que les fonctionnaires de la SNCF se sont mis en grève pour... passage à l'heure d'hiver (!), on se dit vraiment qu'ils n'ont que ça à foutre. Ce qui me surprend (une grève de fonctionnaires n'étant pas vraiment une surprise), c'est qu'ils n'ont pas l'air de se rendre compte du ridicule de la situation ou d'avoir honte de se conduire d'une telle façon. Le passage aux horaires d'hiver, ça fait quand même un certain temps que ça existe, non ? Et j'imagine que ça leur semble naturel de refuser de se lever une heure plus tôt - comme le reste de la France - pour aller bosser et qu'en plus, ils doivent croire qu'ils font ça "pour" les usagers, lesquels sont évidemment réjouis par une énième grève (puisque c'est en leur faveur, pour leur défense) qui a pour but d'empêcher la SNCF d'être plus efficace (toujours en leur faveur) surtout lorsqu'ils doivent, eux aussi, arriver une heure plus tôt au boulot, changement horaire oblige (eh oui, ! ça ne marche pas que pour la SNCF). Et c'est ce qu'on appelle la "défense du service public" ! Plutôt la défense du droit d'en faire le moins possible.
L'autre raison de la grève - et je pense que c'est la meilleure - c'est..."l'augmentation de la productivité" ! On les comprend... Demander à des bons petits fonctionnaires, qui sont au service de l'Etat et donc de la population française de se bouger pour être (devenir ?) "plus" efficace, c'est scandaleux, honteux, inacceptable ! Mais ont-ils seulement mis les pieds une seule fois dans une "vraie" entreprise, pour se rendre compte du scandale que représente le fait d'oser penser que ce qu'on leur demande ne relève pas strictement de leur boulot ? Il faut bien se rendre à l'évidence : non. Quand je suis en période de bouclage, 35h ou pas, horaires d'hiver ou pas, dîner chez Grand-Maman ou pas, je reste à la rédaction. Que le dernier métro ne soit pas encore passé ou si. Moi ce que j'appellerais la "défense du service public", c'est avant tout le droit de faire mon boulot correctement. Pour eux, visiblement, c'est le droit de reter au chaud, avec un job à vie (antidéfinition de la compétitivité qui, comme chacun sait, n'existe pas dans notre société actuelle).
J'exagère, évidemment (encore que...) mais c'est désormais l'idée que tout le monde se fait des fonctionnaires - au sens large, ce qui est con pour ceux qui se donnent du mal. C'est quand même un peu dommage.
Ce genre d'agissements me donne honte d'être Française et entourée d'un tas de feignasses pareilles, payées par l'Etat, avec mes impôts. On doit bien faire ricaner, de par le vaste monde.
16:45 Publié dans On croit rêver | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
30/11/2005
Patrick Balkany et les pauvres
Piégé par les Yes Men, Patrick Balkany,
le maire UMP de Levallois-Perret explique qu'en France, il n'y a pas de pauvres, que les pauvres vivent bien et qu'il y a "quelques" SDF qui ont "choisi de vivre en marge de la société".
La preuve en images ici.
Pour rattrapper sa "bourde", son cabinet s'est adressé au Nouvel Obs, qui lui taille un short. L'article, c'est ici.
C'est vrai qu'être RMIste ou SDF, c'est un choix. Un vrai.
13:32 Publié dans On croit rêver, Rigolons un peu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11/05/2005
L'affaire Juliana Sgrena / Nicola Calipari
A tous ceux qui ont suivi avec intérêt les péripéties du sauvetage de la journaliste italienne Juliana Sgrena et de la mort de l'agent secret Nicola Calipari, un site web intéressant qui reproduit le rapport de l'armée américaine sur "l'incident", tel que paru dans la Republicca... Et qui en dit long (encore !), sur la finesse des soldats US.
14:25 Publié dans Blog, Horreur !, On croit rêver | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



