01/06/2006
Les hommes, les femmes et les tâches ménagères
J'avais parlé dans une note précédente des problèmes de communication que rencontrent souvent parfois les deux sexes lorsqu'ils échangent des idées et des infos.
On a beau m'expliquer depuis peu que les hommes ne viennent pas de Mars et les femmes de Vénus, mais tous de la Terre, je n'y crois pas. Pourquoi ? Parce que, au quotidien, force est de constater qu'il y a des différences hallucinantes entre nous. Et parfois, je sens poindre le découragement et je me dis que, décidément, c'est pas facile de se comprendre et de vivre ensemble. Vous ne me croyez pas ? La preuve en exemples :
1) Le garçon ne comprend pas certaines règles basiques :
La linge blanc ne se lave jamais, j'ai bien écrit : jamais avec le linge de couleur. Sinon le blanc ressort gris dans le meilleur des cas, cra-cra dans le pire et dans tous les cas, il n'est plus portable. C'est incroyable que devant les hurlements-suraigus-limite-hystériques de sa moitié sur l'air de "t'as bousillé ma nuisette Ptit Navire à 25 euros !?" ou "combien de fois t'ai-je dit qu'il ne FAUT PAS que tu touches à mes sous-vêtements en dentelle, voilà encore une culotte de chez GrandCouturierHyperCher que je ne pourrai jamais remettre ?!", le garçon n'ait pas assimilé cette règle de base.
Et le pire, c'est que tout le monde le dit et le répète : même si on se jure qu'on ne tombera pas dedans, on finit tous par s'engueuler pour des questions triviales d'hygiène, ménage et autres conneries gravissimes du quotidien. Alors on prend sur soi et on fera des jolis chiffons pour les vitres ou des pyjamas pour soirée célibataire avec les fringues hors de prix sur lesquelles la fille peut désormais s'asseoir (et pas "dans lesquelles" elle peut s'asseoir). Zen.
2) Le garçon est un être étonnant :
Le garçon sait relier en réseau l'ordi du boulot avec celui de la maison, il y ajoute la télé, les Play Station 1, 2, 3 et bientôt 4, la X-box, le câble et canal, son téléphone est lié au système, il y a aussi Free et Noos en concurrence avec des enceintes spéciales placées en 5 points dans son salon, le Wi-Fi et quelques autres gadgets et attention !, le tout est utilisable depuis n'importe quel écran de son appart' grâce à un jeu de 4 (vous avez bien lu 4/quatre) télécommandes. La fille met 6 mois à en apprendre le fonctionnement grâce à de groooos efforts de bonne volonté. Mais le garçon est un être aussi étonnant que complexe et a toujours besoin de l'aide de sa moitié pour allumer la douche. Eh oui : un robinet pour déterminer la température et un autre pour la puissance du jet, c'est complexe.
3) Le garçon se déplace rarement sans sa bande de potes :
"Ah ben non, le week-end du 14 juillet / 15 août / 8 mai / l'aqueduc de la semaine prochaine, je ne peux pas venir avec toi, je pars à Knock-le-Zout avec mes potes." Ah. Tu pouvais pas le dire plus tôt ? Ah, tu as oublié. Ben heureusement que j'ai posé la question.
"On peut inviter Schmöll le WE prochain ?" Ben, en fait, je pensais qu'on se faisait un ouikènde en amoureux. Tous les deux, quoi. Bon, si tu préfères qu'on y aille à 3, 4, ou même avec tous tes potes d'enfance, y a (pas de) problème.
Et, non, on ne s'énerve pas, parce qu'on les aime bien, ses potes. Et qu'on est une fille cool, aussi, c'est vrai. D'ailleurs tous ses potes le pensent, c'est bien la preuve.
10:25 Publié dans Chronique de la vie quotidienne, Pour vous les hommes | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
04/04/2006
Un homme, un vrai !
Nous les filles, on aime les hommes, les vrais.
Ne croyez pas les féministes qui disent que les femmes aiment les hommes qui assument leur côté féminin, qui sont tendres, paternels, qui aident à la maison, qui font les courses et les massages, qui s'occupent bien de leur progéniture et qui aiment leur maman (mais pas de façon envahissante).
Bon, enfin, si, on les aime aussi mais pas que comme ça.
Car les femmes aiment, malgré tout, les hommes poilus, virils, protecteur et parfois dirigistes, voire un rien machos. Les hommes qui ont une voix grave, qui boient des bières, qui aiment le foot et qui foutent le bordel chez eux. Si, si : c'est attendrissant. Je veux dire : rassurant.
Parce qu'on en a marre des lavettes qui n'osent pas dire "ta gueule" à leur conjointe sous prétexte d'égalité des sexes et de dialogue au sein du couple, même si elle fait ch... et qu'elle les enquiquine avec une crise de jalousie sans raison.
Parce qu'un homme qui la ferme trop passe pour un faible.
Parce qu'un homme qui fait la vaisselle, le ménage, le repassage, le lavage des enfants, du linge, de la maison, ça fait pas sérieux !
Parce qu'une femme reste la procréatrice, le Tabernacle de la Vie, l'Enfanteuse et la Nourrisseuse, qu'en plus un autre mâle pourrait la convoiter si le conjoint n'y fait pas gaffe et que faudrait voir à protéger virilement tout ça : sa femme et donc, sa descendance.
Moi, j'ai eu la révélation hier soir. Je regardais "Au suivant", avec Alexandra Lamy et Clovis Cornillac. Alexandra Lamy y est Jo (-séphine), directrice de casting un peu directive qui casse un peu le pauv' Clovis Cornillac, acteur doué mais à la ramasse, un peu beauf sur les bords mais gentil dans le fond, serviable et discret. Elle l'envoie paître, le trouve un peu méprisable et ne se prive d'ailleurs pas de le mépriser. Lui, il n'est pas chiant, juste beauf.
Enfin, il fait beauf jusqu'au moment où on le voit s'occuper de sa fille (sa femme est morte) avec amour et tendresse, mais avec autorité aussi (il lui dit gentiment "Et alors, Anaïs, les dents, l'école, tout ça... faut se dépêcher") et, surtout, surtout, jusqu'au moment où il tombe la chemise.
Rhaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah ! Quel homme, mais quel homme !
Un vrai, un fort, un poilu un rien costaud, avec des pectoraux comme ça et une toison, que je vous dis que ça ! Pffffff... La midinette en moi s'est complètement réveillée à ce moment-là et j'ai réalisé combien une chemise violette à pois vert sous une cravate marrone t bleu peut cacher des trésors de sexytude. Et attention, c'est pas de la petite gonflette de salle de gym, entretenue avec soin par un mec propre sur lui qui se met beaucoup de gel dans les cheveux le matin. Non : de la force brute, animale, massive. Une sculpture épaisse et forte. Un vrai taureau.
Bref, sous le gentil neuneu, la bête, l'homme, la virilité.
Le mec qui sait à la fois être gentil (avec sa fille, sa femme et les gens en général) et viril (fort, poilu -oui, je sais, je me répète - rassurant). L'homme parfait quoi !
Clovis : épouse-moi !
12:45 Publié dans Film, Pour vous les hommes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04/02/2006
LA réponse
Pour comprendre ENFIN pourquoi les hommes et les femmes, c'est décidément pas pareil, il faut juste voir la différence entre leurs orgasmes.
C'est simple, finalement.
11:30 Publié dans Chronique de la vie quotidienne, Pour vous les hommes, Rigolons un peu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13/01/2006
Les hommes, les femmes et la communication
Certains jours, je dois avouer que je suis bluffée. Voire perplexe. Décidément, les hommes et les femmes semblent bien appartenir à deux espèces radicalement différentes, quoi que compatibles.
Autour de moi, quantité de couples (surtout leur représentant féminin) me disent les problèmes de communication qu'ils éprouvent. Je dois reconnaître que je ressens parfois la même chose et que, dans ces cas-là, l'impression que tout échange sur des bases communes est impossible me saisit et m'emplit d'un fort sentiment d'impuissance. Comment se comprendre et, a fortiori, vivre ensemble, quand on n'arrive pas à faire passer une idée simple par des mots a priori connus et maîtrisés par les deux intervenants de l'échange ? bref, qu'on ne parvient pas à donner à un mot ou une phrase un sens identique selon qu'on est un homme et une femme ? Voici un exemple pour illustrer cette idée :
"L'épreuve de la poubelle"
La poubelle de la cuisine pue. Sous-entendu : plus que de coutume et plus, beaucoup plus, que ce qui semble raisonnable. Raison(s) : une poubelle, ça se doit de puer, c'est dans sa nature. Certes. Mais aussi : ce modèle s'actionne avec une pédale, ce qui produit un appel d'air qui élève les odeurs nauséabondes du sol vers les narines. Donc ça sent à hauteur d'homme (et donc, davantage encore, à hauteur de femme). Enfin, des cendres et des mégots de cigarettes y sont dispersés très aléatoirement, sans papier alu ou sac en plastique pour retenir la matière et/ou les odeurs. Avec l'appel d'air entraîné par l'ouverture de la poubelle, les cendres sont ventilées dans toute la pièce - la cuisine. Donc : ça pue un maximum.
Intérieur, soir. L'appartement du monsieur. La cuisine.
Objet du crime : une poubelle de cuisine.
Elle : - La poubelle pue.
Lui : - C'est normal, c'est une poubelle.
- Non : je veux dire qu'elle pue encore plus que d'habitude.
- Ah. J'ai pas remarqué.
- Si, si.
- Ah.
Le lendemain :
- La poubelle pue vraiment...
- C'est normal, c'est une poubelle.
- Non : je veux dire qu'elle pue encore plus que d'habitude. A cause de la cigarette.
- Ah bon.
Le surlendemain :
- La poubelle pue encore !
- C'est normal, c'est une poubelle.
- Peut-être, mais là, c'est insupportable !
- Tu trouves ?
Le jour suivant :
- Mais c'est incroyable, cette poubelle ! Comment ça se fait qu'elle pue encore comme ça ?!
- Mais c'est normal je te dis : c'est-une-pou-belle.
Dix jours plus tard :
- Il faut qu'on parle !
- Hein ?! Mais de quoi ?! (qu'est-ce que j'ai fait ?) Qu'est-ce qui ne va pas ? [ton étonné et paniqué]
- J'en peux plus de ta poubelle qui puuuuue ! [hurlements stridents]
- Ben... qu'est-ce que tu veux que je fasse ?
- Ben ! Que tu la changes ! [Il se f... de ma g... plaisante, là ?!]
- Ah bon ? Mais il fallait me le dire !
- Ca fait 10 jours que je te le répète tous les jours !
- Ah ben non, tu m'as dit : "la poubelle pue". [sincère]
Décryptage :
Que fallait-il comprendre dans ce dialogue ?
a) Que la poubelle pue.
b) Qu'il fait beau, dehors.
c) Que la poubelle pue et que tout être normalement constitué vivant dans un tel environnement et face aux remarques de sa compagne peut sereinement envisager de changer la poubelle (et éventuellement de prendre des mesures pour que cela ne se reproduise plus).
d) Que décidément, cette fille est casse-pied (et en plus, elle radote).
Si vous avez répondu a, b ou d : vous êtes un homme.
Si vous avez répondu c : vous êtes une femme.
11:55 Publié dans Pour vous les hommes | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
29/12/2005
La vérité sur les filles
Chers lecteurs masculins,
J'ai une révélation à vous faire. Je voudrais vous dire ce qui se cache derrière toute fille avec qui vous sortez.
L'autre jour, un ami me disait : "Maryvonne, je l'ai quittée parce que je voyais qu'elle se voyait mariée avec moi, avec des enfants, appartement sympa et résidence secondaire. Mais sinon, il n'y avait aucune raison."
Ah.
Bon...
Et là, je lui ai expliqué ce que m'apprète à vous révéler. Messieurs, toutes les filles avec qui vous sortez, êtes sortis, sortirez, toutes, sans exception, de la délurée à la célibataire forcenée, en passant par celle qui veut conserver son indépendance, celle qui ne veut pas d'enfant, celle qui trouve le mariage ringard, celle qui etc. : toutes donc, font une chose horrible à peine sont-elles au resto avec vous. Elles... accolent votre nom à leur prénom.
Juste comme ça, pour voir ce que ça fait. Non, non, non, elles ne pensent pas au mariage, ni au PACS ni à un ciné tous les deux. Elles veulent juste essayer d'entendre la sonorité. "Maryvonne Machin, ah ouais, c'est bien !", "Jeannine Duss avec un D comme Duss : c'est vraiment chouette." "Tu trouves pas que ça va bien ensemble Mireille du Guidon de la Bicyclette ?"
Non qu'elles se voient vraiment prendre votre nom, que votre patronyme soit hyper tendance et la bague au doigt leur objectif : c'est juste culturel. On est élévées, nous les filles, à nous caser. A faire des petits et tenir propre notre caverne. Donc, par réflexe, acquis très tôt dans l'enfance, on teste la compatibilité prénom / nom.
Eventuellement, on va jusqu'à s'imaginer partageant un appartement et des moments complices. Mais pas toujours en rose et blanc. Parfois, c'est pour se dire "Ah, celui-là, c'est sûr : c'est-pas-possible !" ou "C'est dommage que je n'en ai rien à faire de Gérard, parce Loana de France, ça en jette !"
C'est donc juste, je vous le disais, pour vérifier. Et ça, ça semble vous faire un peu peur. C'est comme dire qu'on veut un enfant : qui a dit qu'on le voulait de vous ? N'empêche que vous avez flippé...
Mais c'est un autre débat et je voulais seulement, par cette note, à la fois rassurer et éclairer la gente masculine sur nos pratiques bizarroïdes, à nous les femmes. Voilà qui est fait.
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24/10/2005
Les pires plans drague
Celle-là, c'est une note civique pour le bien de l'Humanité en général et des femmes en particulier.
A ceux qui m'opposeront que c'est toujours les hommes qui draguent, qui doivent faire le premier pas et que c'est vraiment pas juste et trop difficile, je dis que oui, d'accord, mais bon. C'est pas une raison pour transformer la soirée séduction que vous proposez à une fille en lourd plan loose. Passe que, croyez-en ma longue mon expérience, il n'y a rien de pire qu'un type qui veut arriver à "ses fins" (jolie périphrase) et qui croit que tous les chemins y mènent. Surtout si il a un melon gros comme ça et que des potes bien intentionnés lui ont filé des tuyaux de derrière les fagots et qui feraient mieux d'y rester.
Quelques exemples pour expliciter ma pensée :
- Le mec qui se la joue "art de vivre" :
Il prend un air pénétré, pose un coude sur la table, le bras pendant dans le vide et, de l'autre, se tient le menton façon Penseur de Rodin. En général, c'est le pire des signes : il est sûr de lui, très sûr - ou veut en donner l'apparence. Ce mec, là, en face, va vous expliquer la vie. C'est parti pour la soirée "ch'te donne une leçon, petite". J'en ai, de mémoire, deux à vous raconter. Il y a eu l'alcoolique, qui m'a expliqué, l'air hyper pénétré, donc, que le vin, c'était son "éducation". Lui se la jouait oenologue-gastronome-breton. Et, dans la foulée, visiblement très inspiré, il m'explique que, dans la vie, des femmes, il en a eu et qu'il ne peut pas jurer de ce qui se passera demain mais que pour l'instant, des "femmes de vie" (sic), il n'avait jamais besoin d'y avoir recours. Un plan drague comme ça, croyez-moi, j'en ai rarement eu. C'est Collector.
L'autre "Art de vivre" auquel j'ai eu droit, c'est le type qui veut impressionner avec un haut degré d'exigences sur tout un tas de trucs. En l'occurrence, là encore, l'alcool (un signe ?). Et de demander sans tiquer au serveur d'un petit resto du Quartier latin largement fréquenté par des étudiants désargentés si ils font eux-mêmes leur Martini. Sous-entendu : "Tu vois, petite, le Martini n'est pas qu'une boisson en bouteille. Le Martini, le vrai, est une boisson faite maison." Mouais. Plus depuis quelques décennies, mais si ça lui fait plaisir...
- Le mec qui rigole :
Aïe, aïe, aïe ! Enfin, surtout si il rigole tout seul. Hélas, ça arrive. Trop souvent. Un conseil vital, Messieurs : ne rigolez pas à vos propres blagues si vous constatez que ça n'amuse que vous. Mieux : rattrappez-vous en expliquant que c'est un crétin qui vous a raconté ça et que ça le faisait rire, lui, mais pas vous et que si vous avez raconté cette histoire à la demoiselle qui vous accompagne, c'est pour voir si elle comprenait mieux que vous. Voilà une sortie honorable pour une blague vaseuse. Là encore, petit souvenir. Je me suis trouvée dans la situation de la fille qui rigole du mec qui raconte une blague parce que le rire est ridicule, la blague pathétique et que la situation n'est pas super agréable. Bref, le type avait une voix de fausset (rédhibitoire, archi-rédhibitoire), des blagues euh... incomparables et le rire aussi ridicule que le reste. J'étais gênée de rire de lui, mais à tout prendre, mieux valait que je rie (un peu jaune) plutôt que me taise. C'aurait été trop gênant. J'espère juste qu'il n'a pas compris la véritable raison de mon hilarité.
- Le mec qui parle cul :
Et qui se croit irrésistible. J'ai déjà subit le mec qui vous regarde dans les seins, j'ai dit les seins tout un dîner. Qui se lève même, l'air d'aller chercher quelque chose en cuisine, mais qui z'yeute deux fois plus... En fait, il vient de changer de point de vue pour voir si la plongée vaut la contre-plongée. Vous êtes déjà allé au zoo ? Eh bien là, c'est pareil. Je me faisais un peu l'effet de la bête de foire qu'on vient regarder sans pudeur. Le mec se trouvait trèèès drôle, trèèès fin. Il était juste trèèès lourd. Le bout de viande qu'il va se serrer dans un coin n'était sans doute pas un rôle à ma hauteur. Peut-être aussi ai-je eu une pensée émue pour la pauvre nana qui lui servait de copine (qui l'attendait sagement chez eux) et leur jeune héritier, né quelques semaines auparavant. Du coup, je n'ai pas accepté la traversée de la Méditerranée à la voile qu'il me proposait et dont il me vantait : "toi, je sens que tu aimes ça". "Ca" quoi ? J'ai préféré ne pas en savoir plus long. Une question me turlupine tout de même : a-t-il compris la raison de mon refus ? Rien n'est moins sûr.
- Le mec taciturne :
Je ne sais pas si c'est le pire, mais c'est une soirée dont on se souviendra longtemps, longtemps... Aussi longtemps qu'elle a duré : c'est-à-dire une éternité. Le type qui au restaurant mange (!) et au cinéma dort n'est pas celui qui au lit remporte le morceau. Certes, on va au restaurant pour se nourrir, mais enfin, pas seulement ! Souvent, si on y va accompagné, c'est (aussi) pour discuter. Pas pour tout le monde, visiblement.
Ceci dit, il y a parfois le cas de la conversation qui tourne court. Ou du plan foireux qui s'annonce, si on préfère. Alors, messieurs, si vous en venez à parler musique ou cinéma moins de 10 mn après le début de la soirée, c'est qu'aucun sujet de conversation ne décolle et ça, c'est mauvais signe. Au nom de tous ceux et celles qui ont subi ça, je vous demande de préparer 4, non 5, sujets de conversation valables pour faire semblant de vous intéresser à la personne en face de vous. Et si elle non plus n'a pas de conversation, inutile de traîner : achevez vite et bien cette soirée si mal commencée en raccompagnant votre ami(e) rapidement chez lui/elle. Seul(e).
Et si vous avez d'autres expériences à faire partager, allez-y de bon coeur.
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12/09/2005
Pourquoi les femmes aiment les fleurs
... et pourquoi il importe donc de leur en offrir.
Première réponse, évidente : passe que. Si.
Mais encore ? me direz-vous. Eh bien, pour un tas d’autres raisons. A commencer par la suivante : parce que c’est joli. Ne venez pas me dire le contraire, je n’ai encore jamais rencontré un homme qui pousse des hurlements d’horreur face au nouveau bouquet du salon. Je n’en dirais pas autant en ce qui concerne les rideaux façon Empire avec camée aux profils de l’Empereur et de Joséphine sur fond d’abeilles tissées... Ah, vous voyez, vous êtes d’accord.
D’ailleurs, le choix est vaste (éventuel problème, mais il suffit de se faire conseiller) et comme c’est vous qui les offrez, c’est vous qui choisissez. On n’a encore jamais entendu un couple s’insulter pour cause de bouquet affreux et aucune femme n’a encore renvoyé son homme chez le fleuriste pour rattrapper une affreuse erreur de goût...
Une autre raison d’offrir des fleurs : les fleurs, ça se fâne. Et c’est, en fait, sur ce point précis que les deux sexes évoquent le schisme. Car, grosso modo, la gent masculine estime souvent qu’offrir des fleurs revient à jeter son argent à plus ou moin longue échéance ( tout dépend si on renouvelle souvent l’eau des fleurs) par les fenêtres. Et il faut bien reconnaître que c’est vrai. Mais c’est, justement, tout l’intérêt de la chose ! Pas de jeter l’argent par les fenêtres, mais les fleurs à la poubelle : tout simplement parce qu’il faut ensuite en racheter. Contrairement à un collier qu’on n’offre en général qu’aux grandes occasions et qu’on traîne pendant des années (des vieilleries qui coûtent trop cher pour être changées toutes les semaines !), les fleurs servent à tout et n’importe quoi et ne coûtent rien. Ou si peu. Enfin, surtout comparé aux joies que cela procure à l’heureuse élue et, par répercussion, à vous les zhommes.
Donc 8 euros hebdomadaires pour un grand sourire, un dîner aux chandelles et une nuit de folie, franchement, c’est pas cher payé…
CQFD.
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